Carte du déconfinement : en vert, l'Auvergne retrouve des couleurs

Jeudi 7 mai, Edouard Philippe et Olivier Véran ont dévoilé la première carte du déconfinement. L’Auvergne, qui était jusque-là en orange, passe au vert. Des élus qui militaient pour ce passage au vert sont soulagés mais se veulent prudents.
 

Jeudi 7 mai, sur la carte du déconfinement, l'ensemble des 4 départements auvergnats est apparu en vert.
Jeudi 7 mai, sur la carte du déconfinement, l'ensemble des 4 départements auvergnats est apparu en vert. © Richard BRUNEL/MAXPPP
C’est une carte qui était attendue. Jeudi 7 mai, le Premier Ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé, Olivier Véran, ont dévoilé la carte du déconfinement. En orange depuis le 30 avril, l’ensemble de l’Auvergne est passée en vert. Elle est apparue en vert sur la carte de la circulation du virus, en orange sur celle des tensions hospitalières, en vert sur la capacité à mener des tests.
 

Il faut rester prudent

De nombreux élus, qui retenaient leur souffle avant le dévoilement de cette carte de synthèse, expriment leur soulagement. C’est le cas d’Olivier Bianchi, maire PS de Clermont-Ferrand, qui s’était fendu d’une lettre au ministre de la Santé : « C’est une bonne nouvelle mais ça ne nous dédouane pas d’appliquer avec précaution tous les gestes barrière et les comportements qui nous éviteront de passer au rouge dans deux jours ou trois jours, car c’est une carte qu’il faut réviser quotidiennement. Il faut rester prudent ».  

Un juste constat de la réalité épidémiologique

Même sentiment de satisfaction pour Bruno Faure, président LR du Conseil départemental du Cantal : « C’est ce que l’on défend depuis le début, sur les critères que l’on estimait être bons. Ce n’est pas une surprise mais un juste constat de la réalité épidémiologique. Forcément on est content d’être en vert. Le bon sens a pris le dessus. Il faut rester sérieux sur l’application des gestes barrière. Le fait d’avoir basculer en vert est important pour le moral des Cantaliens et des prestataires touristiques et en termes d’image ». Ce dernier avait cosigné aussi une lettre à Olivier Véran avec les présidents des Conseils départementaux de l’Allier et de la Haute-Loire.  

Le retour à la conformité de la réalité sanitaire

Claude Riboulet, président UDI du Conseil départemental de l’Allier, se veut prudent et indique : « Ce n’est pas une question de soulagement. C’est le retour à la conformité de la réalité sanitaire de l’Allier, en termes de circulation du virus, de capacité de réanimation et de capacité à tester. En termes d’image globale, et en particulier dans la perspective pas immédiate de la reprise de l’activité touristique, c’est un facteur rassurant. Il y avait besoin de rassurer celles et ceux, même dans un rayon de 100 km, que l’on sera heureux d’accueillir dans l’Allier. Enfin, pour autant, il ne faut surtout pas relâcher le respect scrupuleux des gestes barrière. Le virus n’est pas confiné, il peut circuler. C’est plus que jamais qu’il faudra être attentif à respecter les mesures barrière. Chaque Bourbonnais porte individuellement la responsabilité des 340 000 autres ».

Un indicateur intéressant

Jean-Pierre Marcon, président UDI du Conseil départemental de la Haute-Loire, ne cache pas non plus sa satisfaction : « Je suis très satisfait. Je vois que l’on a bien retenu la spécificité de ces départements pour lesquels les critères de zone verte étaient bien remplis. Cette annonce ne doit pas faire baisser la vigilance des Aliti-Ligériens qui devront veiller à observer les règles de protection sanitaire. C’est un indicateur intéressant pour les professionnels du tourisme qui pourront s’organiser et pour certaines activités économiques, sportives et culturelles ».

Un appel à la vigilance

Pas de triomphalisme pour autant pour ces élus qui avaient interpellé le ministre de la Santé quelques jours plus tôt. Jean-Pierre Marcon prévient : « C’est un appel à la vigilance que je veux lancer. Il faut être très prudent. Passer en rouge la semaine prochaine serait dramatique et actuellement je trouve qu’il y a beaucoup trop de personnes qui ne prennent pas assez de précautions pour se protéger et protéger les autres ».
 
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