Clermont-Ferrand : 250 manifestants en soutien aux migrants place du 1er Mai

Depuis la rentrée scolaire, faute de logements, des migrants se sont installés place du 1er Mai, à Clermont-Ferrand. Samedi 15 septembre, 250 manifestants sont venus apporter leur soutien et ont réclamé des droits pour les sans-papiers.

 

Samedi 15 septembre, 250 manifestants sont venus apporter leur soutien et ont réclamé des droits pour les sans-papiers, place du 1er Mai à Clermont-Ferrand.
Samedi 15 septembre, 250 manifestants sont venus apporter leur soutien et ont réclamé des droits pour les sans-papiers, place du 1er Mai à Clermont-Ferrand. © B.Galmiche / France 3 Auvergne
Ils étaient 250 manifestants, samedi 15 septembre dès 14 heures. Tous sont venus apporter leur soutien aux migrants, qui campent place du 1er Mai à Clermont-Ferrand depuis la rentrée scolaire. Ils réclament notamment des droits pour les sans-papiers.

"Il faudrait les loger, déjà. Il y a pleins d'enfants qui sont à l'école et qui, le soir, rentrent dormir sous la tente. Il faudrait leur donner des papiers, à tous, pour qu'ils puissent travailler, s'insérer et participer à la richesse de notre pays" revendique une manifestante.
 
Certains des occupants de ces logements de fortune fournis par le Secours Populaire, sont des déboutés du droit d'asile, d'autres non… Mais tous ont fui la misère de leur pays. "Chez moi, c'est la guerre. Pour l'instant, je dors dehors, sous une tente, avec mes enfants et mon mari" confie une jeune femme, qui préfère garder l'anonymat.
 

Une situation inacceptable selon les associations


Pour les associations à l'origine de cette manifestation, la situation est inacceptable. "Il existe en France, dans le code de l'action sociale et des familles, un accueil inconditionnel à l'hébergement d'urgence. Quelle que soit la situation administrative, il suffit que la personne soit en état de détresse médicale ou psychique, pour que ce droit fonctionne" rappelle Marie-Luce Pouchard, de la Ligue des Droits de l'Homme.

Une délégation de six personnes a été reçue par le sous-préfet, mais sans résultat. 

Les associations ont indiqué qu'elles continueront leurs actions de soutien dans les semaines à venir.
 
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