Clermont-Ferrand : action des militants de Greenpeace contre la déforestation

Munis de fumigènes et de banderoles, des militants de Greenpeace se sont rassemblés ce jeudi 27 août devant la préfecture du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand. Cette action a été menée dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale de Greenpeace pour lutter contre la déforestation.
Une dizaine de militants de Greenpeace se sont réunis ce jeudi 27 août devant la préfecture à Clermont-Ferrand afin de lutter contre la déforestation.
Une dizaine de militants de Greenpeace se sont réunis ce jeudi 27 août devant la préfecture à Clermont-Ferrand afin de lutter contre la déforestation. © Greenpeace Clermont-Ferrand
 « Amazonie en feu », pouvait-on lire ce jeudi 27 août, devant la préfecture du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand. Une dizaine de militants de Greenpeace se sont rassemblés aux alentours de 7 heures du matin et ont déployé banderoles et fumigènes pour protester contre la déforestation en Amazonie : « On veut interpeller Emmanuel Macron et son gouvernement sur les feux qui ravagent l’Amazonie, et qui coïncident avec une destruction de la forêt pour créer des terres cultivables », explique Jean-François Clément, militant au groupe local Greenpeace de Clermont-Ferrand.

"Une complicité de la France" dénoncée

Selon les militants, les promesses faites par le gouvernement français concernant la préservation de la forêt amazonienne n’ont pas été respectées : « Dans une interview qui date de l’année dernière, Monsieur Macron reconnait une complicité de la France dans la déforestation, parce qu’on est dépendants des importations de soja du Brésil, cultivé sur des terres qui étaient autrefois la forêt. On en importe 4 millions de tonnes par an », dénonce Jean-François Clément. En effet, le soja importé du Brésil, qui sert principalement à nourrir le bétail, représente environ 2/3 des importations totales de soja, selon l’ONG. « En 2018, une stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée avait été pensée, mais elle n’a pas été mise en application. Ce que Greenpeace demande, c’est qu’elle soit appliquée avec des mesures contraignantes et que les autorités françaises garantissent que les importations n’entrainent pas de déforestation ou de dégradation des écosystèmes », ajoute Jean-François Clément.

Lutte nationale contre la déforestation importée

Cette stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée (SNDI), créée en novembre 2018, a pour objectif d’interdire, d’ici à 2030, toutes les importations françaises ayant contribué à la déforestation : « Dès 2018, la SNDI mettra en œuvre des actions visant à mettre fin en 2030 à l’importation de produits forestiers ou agricoles non durables contribuant à la déforestation. Il s’agira de réduire la déforestation, la dégradation des forêts, la conversion d’écosystèmes et le changement d’affectation des sols indirect à l’étranger. Ces efforts s’inscriront dans l’objectif de l'Union européenne, auquel la France a souscrit en 2008, de « réduire de moitié la déforestation tropicale brute par rapport aux niveaux actuels d’ici à 2020 » et de « stopper la diminution de couverture forestière de la planète en 2030 » ». Des actions similaires à celle de Clermont-Ferrand ont été menées dans une vingtaine d’autres villes en France.
 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
écologie environnement forêt nature manifestation social