Clermont-Ferrand : à la découverte d'un univers miniature peuplé d'insectes

Moniteur éducateur la journée, artiste la nuit, Guilbo consacre environ 30 heures à réaliser ses oeuvres chez lui, à Clermont-Ferrand. / © Léa Breuil / France 3 Auvergne
Moniteur éducateur la journée, artiste la nuit, Guilbo consacre environ 30 heures à réaliser ses oeuvres chez lui, à Clermont-Ferrand. / © Léa Breuil / France 3 Auvergne

A Clermont-Ferrand, moniteur éducateur spécialisé la journée, artiste la nuit : depuis trois ans, Guilbo connaît un véritable succès en imaginant et reproduisant des univers fantastiques en miniature. Il crée des scénettes en mettant en valeur des insectes naturalisés.
 

Par C. L avec Léa Breuil

Avatar, Le Petit prince ou encore Là-haut : ces grands classiques ont inspiré Guilbo. A 29 ans, ce jeune artiste qui réside à Clermont-Ferrand, reproduit des univers féeriques en miniature. Petite particularité : la plupart des figurines sont remplacées par des insectes. Matthieu Gilbaud, créateur de « Microcos » raconte : « A la base je faisais des cadres insectes traditionnels. J’ai eu une première idée, de créer une maison de Là-haut en remplaçant les ballons par des papillons. C’était le film Là-haut de Pixar. De cette idée, j’en ai eu plein d’autres et j’ai commencé à trouver des concepts pour lier les petits humains et les papillons, les insectes ». 

Des insectes réhydratés

Pour dénicher la perle rare, Guilbo se fournit auprès de collectionneurs et fournisseurs du monde entier. Il explique : « Ce sont des gens qui font des élevages chez eux, avec souvent une espèce en particulier. Une fois qu’ils sont morts, ils me les envoient dans des petites papillotes. Ensuite, je les réhydrate, je les mets dans des boîtes fermées hermétiquement ». Moniteur éducateur la journée, artiste la nuit, cet autodidacte met en moyenne 30h par semaine pour réaliser ces œuvres chez lui. Il crée à l'aide d'une imprimante 3D et en s'inspirant des techniques du modélisme ferroviaire.

Pas moins de 52 cloches créées

Il souligne : « Je fais la plupart de mes structures en polystyrène. C’est du polystyrène extrudé que je découpe avec un fil chauffant. Avec un couteau ou un cutter, je lui donne une forme. Ensuite je le peins, puis je rajoute de la texture dessus, comme de l’herbe synthétique par exemple ». Avec 52 cloches à son actif, de nombreuses commandes de particuliers et des expositions permanentes dans deux boutiques, Guilbo rencontre un véritable succès. Prochaine étape en juin avec une commande du musée Mini World de Lyon. L’artiste vise comme objectif de continuer à placer l'insecte au cœur de ses créations.

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