Clermont-Ferrand : en grève, des policiers municipaux dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles

Les policiers municipaux de Clermont-Ferrand ont fait grève, ce vendredi 6 décembre. / © K.Baila/France3 Auvergne
Les policiers municipaux de Clermont-Ferrand ont fait grève, ce vendredi 6 décembre. / © K.Baila/France3 Auvergne

Des agents de la police municipale de Clermont-Ferrand étaient en grève ce vendredi 6 décembre. Ils demandent de meilleures conditions de travail face à un "manque de considération de plus en plus évident".

Par Antoine Belhassen

Le syndicat CFDT Interco 63 et la Section Ville de Clermont-Ferrand ont appelé les policiers municipaux à la grève, ce vendredi 6 décembre. Une cinquantaine d'agents de la ville ont donc manifesté place de Jaude.

Tous demandent l'amélioration de leurs conditions de travail face à un "manque de considération de plus en plus évident" : "A l'heure actuelle et au regard du contexte général de montée en puissance de la violence, il est indispensable que la Police Municipale de Clermont-Ferrand soit dotée d’un armement permettant la neutralisation d’individus hostiles à l’autorité publique", explique le syndicat et la section CFDT.

Parmi les mesures demandées : un nombre minimum de 3 effectifs par équipage avec au minimum un titulaire, le respect strict des 35 heures hebdomadaires, l'augmentation de deux primes ou encore le renouvellement d'équipements.

Le maire ne cédera pas sur la question de l'armement

Ces agents s'inquiètent également de responsabilités toujours plus importantes : "Ces métiers s'adonnent à de nouvelles activités de plus en plus variées sans pour autant bénéficier de l'accompagnement nécessaire pour assurer l'exécution de leurs missions dans de bonnes conditions", est-il indiqué dans le préavis de grève.

"Il y a des situations de mal-être et du management brutal", dénonce Nicolas C., un agent de la police municipale. "Leurs missions ont beaucoup évolué : la délinquance augmente, les incivilités se multiplient. Le métier a changé depuis dix ans", reconnaît Olivier Bianchi, maire (PS) de Clermont-Ferrand.

Mais, le maire a tenu à affirmer sa position sur l'armement des agents : "Il n'y pas d'accord de la majorité municipale sur cette question et je ne veux pas y revenir."

Face à ce que les policiers décrivent comme un "manque de communication", le maire a rappelé les liens fréquents qu'il entretient avec eux : "Je les ai vus très régulièrement. La relation qu'un maire a avec sa police municipale est particulière. La directrice générale des services les a encore reçus cette semaine." Olivier Bianchi a expliqué qu'il recevrait, à nouveau, les représentants syndicaux de la police municipale, lundi 9 décembre.

 

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