Clermont-Ferrand : la grève se durcit à la crèche des Balladoux

Les personnels de la crèche des Balladoux à Cébazat, dans le Puy-de-Dôme, sont en grève depuis le 16 décembre. / © M.Morin/France 3 Auvergne
Les personnels de la crèche des Balladoux à Cébazat, dans le Puy-de-Dôme, sont en grève depuis le 16 décembre. / © M.Morin/France 3 Auvergne

La grève des personnels de la crèche des Balladoux située à Cébazat, près de Clermont-Ferrand, dure maintentant depuis plus de 3 semaines. Vendredi 10 janvier, les salariées ont rejoint la mobilisation contre la réforme des retraites.

Par D.Cros

Les salariées de la crèche Les Balladoux à Cébazat, près de Clermont-Ferrand, sont en grève depuis maintenant plus de trois semaines. Au cœur des revendications : des salaires trop bas, des primes de fonctionnement trop faibles et un manque de moyens.

Vendredi 10 janvier, les Balladettes se sont jointes au rassemblement organisé contre la réforme des retraites, sur le parvis de la gare SNCF, à Clermont-Ferrand. Sur les pancartes des animatrices, des éducatrices et des cuisinières, étaient écrits les slogans suivants : "On ne lâche rien", "la couche est pleine" ou encore "marre d’être baladé".
Les salariées de la crèche ont reçu le soutien des cheminots et des militants de l’AIA sur leur piquet de grève. "C’est une force supplémentaire qui nous pousse en avant. Ils nous ont apporté des dons et nous ont dit que leur combat, à eux, était très difficile mais qu’en tenant ils avaient réussi à avoir ce qu’ils voulaient. C'est bien ce que l’on compte faire" déclare Marie Virlogeux, secrétaire de la crèche des Balladoux.
 

Aucun accord trouvé avec la direction

Depuis le 16 décembre dernier, les salariées réclament une revalorisation de leurs salaires qui, selon elles, n'ont pas augmenté depuis plus de 10 ans et sont indexés sur le SMIC.

Les Balladettes demandent également une augmentation de leur prime repas qui est fixée à 1euro brut par jour. Selon elles, les avancées de la direction sont minimes. Bruno Nies, délégué CGT 63 santé et action sociale, explique : "Nous avons fait trois réunions de négociation. La direction propose 25 euros annuel. C’est inadmissible. On ne peut pas considérer cela. Certaines salariées sont là depuis de nombreuses années, pour certaines 17 ans. Elles n'ont pas été augmentées et sont proches du SMIC". A ses côtés, Marie Virlogeux ajoute : "Nous aimerions que cette prime passe à 200 euros par an. Nous avons également proposé la solution des tickets restaurant qui apporte un vrai pouvoir d’achat".

L'association qui gère la crèche est co-dirigée par trois entreprises dont Michelin à hauteur de 85 %. Nous ne sommes pas parvenus à entrer en contact avec la présidente de l'association.

Les salariées comptent poursuivre leur grève. Les cheminots à leurs côtés sur le parvis de la gare ont voté, eux, la poursuite de la mobilisation jusqu'à lundi 13 janvier. 

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