Clermont-Ferrand : les anciens salariés de Luxfer se battent pour être indemnisés

Ce jeudi 8 juillet, les anciens salariés de l'usine Luxfer de Gerzat, se sont retrouvés aux Prud'hommes de Clermont-Ferrand pour tenter d'obtenir des indemnités après leur licenciement. Les salariés ont profité de cette audience pour évoquer un nouveau projet d'usine.
Les anciens salariés de Luxfer Gerzat étaient aux Prud'hommes à Clermont-Ferrand ce jeudi 8 juillet pour réclamer des indemnités à leur ancien employeur.
Les anciens salariés de Luxfer Gerzat étaient aux Prud'hommes à Clermont-Ferrand ce jeudi 8 juillet pour réclamer des indemnités à leur ancien employeur. © R.HO A CHUCK/FTV

Les anciens salariés de l'entreprise Luxfer de Gerzat se sont retrouvés aux Prud'hommes de Clermont-Ferrand ce jeudi 8 juillet afin d'obtenir des indemnités après leur licenciement. Au final, le jugement a été reporté au 10 mars. « Ce qui est important, c'est que les salariés soient indemnisés du préjudice qu’ils subissent, car beaucoup d’entre eux sont aujourd’hui dans une situation très difficile. Ils ont eu une première année dans le cadre d’un contrat de sécurisation professionnelle, une deuxième année au chômage et maintenant, pour beaucoup, ils sont en fin de droits. Certains ont trouvé des emplois mais ce sont pour beaucoup des emplois précaires », dénonce maître Jean-Louis Borie, avocat des anciens salariés de Luxfer Gerzat.

Un nouveau projet d'usine

En novembre 2018, le groupe Luxfer annonçait la fermeture de l'usine. Pendant des mois, les salariés se sont battus pour conserver leur emploi. En juin 2019, malgré de nombreuses propositions, les négociations avec Luxfer échouent, laissant 136 salariés sans emploi. Mais, dans leur combat, les anciens salariés ont convaincu l'un des repreneurs de lancer un projet de reconstruction d'une usine métallurgique. « Ca fait plus d’un an qu’on travaille avec cet industriel et ses équipes d’ingénierie à développer un certain nombre d’activités stratégiques en lien avec sa stratégie propre. On arrive à un aboutissement. Ce projet est construit, on en est à la recherche de financements », se félicite Axel Peronczyk, représentant syndical CGT des anciens salariés de Luxfer.

200 emplois directs espérés

Le tour de table financier est porté en grande partie par le repreneur. L'Etat participe également ainsi que la Métropole de Clermont-Ferrand. Elle s'est engagée sur le foncier et la construction du bâtiment. On ne connait pas le montant de l'engagement de la Région pour ce projet encore secret. « On peut faire tout ce qu’on veut avec les machines qu’on aura. Aujourd’hui, le projet est significativement différent, d’ailleurs, il crée plus d’emplois, à terme, que ce qu’il y avait chez Luxfer. Les prévisions d’emploi sont de l’ordre de 200 emplois directs créés sur le site », indique Axel Peronczyk. L'espoir d'une reprise est réel : au-delà des emplois c'est un savoir-faire que les salariés veulent sauver.

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