Clermont-Ferrand : les militaires du 92e RI prêts à partir au Sahel

Vendredi 10 septembre, à Clermont-Ferrand, un moment solennel s'est déroulé au quartier Desaix du 92e RI avec de nombreuses familles. Un rite officiel pour les 600 militaires qui partent sur des théâtres opérationnels. La moitié d'entre eux va se rendre au Mali pour lutter contre le terrorisme.
Des militaires du 92e RI de Clermont-Ferrand vont bientôt partir en mission au Sahel.
Des militaires du 92e RI de Clermont-Ferrand vont bientôt partir en mission au Sahel. © Claude Fallas / FTV

C'est l'heure du départ ! Les soldats du 92e Régiment d’Infanterie, basés à Clermont-Ferrand, s'apprêtent à quitter l'Auvergne. Une mission de quatre mois au Sahel pour contrer les organisations djihadistes. Vendredi 10 septembre, un moment solennel en présence des familles était organisé au quartier Desaix. Le colonel Martin Doithier, chef de corps du 92e RI, explique: « J’aurai l’honneur de partir à la tête d’un groupement tactique désert, avec des gens du 92e et des renforts. Avec nos partenaires de l’armée malienne, l’objectif sera de lutter contre les groupes armés terroristes qui mettent une chape sur la population malienne ».

Des militaires préparés

Avant cette mission les militaires ont dû, pendant des mois, tester leur réaction au stress et se mettre en condition. Des scénarios joués et basés sur des faits réels. Parmi eux, Morgane, une femme qui sait piloter des véhicules de 24 tonnes. Le caporal-chef Morgane, pilote VBCI, livre son ressenti : « Je n’ai pas d’appréhension particulière car je suis déjà partie en mission. J’ai pris l’habitude de travailler avec des garçons, en six ans de service. Je pense que la femme n’est pas forcément un soldat comme un autre car on doit plus faire nos preuves, dans un milieu d’hommes. Quand on montre ce qu’on vaut, les garçons savent notre travail. Il ne faut pas baisser les bras ».
 

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Clermont-Ferrand : les militaires du 92e RI vont bientôt partir au Sahel

 J’ai hâte de partir

Les plus expérimentés s'apprêtent à intégrer le dispositif de la force Barkhane en toute sérénité. Le capitaine Quentin, adjoint VBCI, indique : « J’ai hâte de partir. Une mission c’est toujours excitant, avec des choses à découvrir. J’espère pouvoir apporter mon expérience à mes soldats. Ils vont se forger la leur au cours de la mission. J’en profite juste avant pour préparer mon départ auprès de ma famille et lever les dernières inquiétudes ». Il ajoute : « Notre mission va être une opération de garde d’emprise. Nous gardons des bases et nous avons été préparés spécifiquement à cela avec les connaissances dont dispose l’Armée de terre et les expériences de nos prédécesseurs qui sont déjà sur place. On a monté des terrains dans la région et on a essayé de reproduire ce qui se passait là-bas pour que les soldats acquièrent de bons réflexes ».

Une mission qui évolue

Pourtant, dans ce contexte, le président Macron annonce une transformation profonde de la présence militaire au Sahel et envisage la fin progressive de cette opération. Le colonel Martin Doithier, chef de corps du 92e RI, précise : « Plus qu’un désengagement je dirais que c’est une réarticulation de la mission Barkhane. On libère certains postes du nord du Mali, qu’on redonne aux forces armées maliennes. Ils se réapproprient leur territoire et finalement, c’est une preuve de réussite tactique sur le terrain » Pour des raisons évidentes de sécurité le lieu de destination précis des militaires n'est pas communiqué.

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