Clermont-Ferrand : nouvelles actions coup de poing des syndicats contre la réforme des retraites

A Clermont-Ferrand, des cheminots opposés à la réforme des retraites ont envahi le hall de la gare SNCF. / © Laurent Pastural / France 3 Auvergne
A Clermont-Ferrand, des cheminots opposés à la réforme des retraites ont envahi le hall de la gare SNCF. / © Laurent Pastural / France 3 Auvergne

Jeudi 23 janvier, des membres de syndicats opposés à la réforme des retraites ont procédé à des actions coup de poing à Clermont-Ferrand. Ainsi, des cheminots ont envahi le hall de la gare et des membres de la CGT ont empêché le décollage d’un Mirage 2 000 sur le site de l’AIA.

Par Solenne Barlot et Catherine Lopes

A Clermont-Ferrand, la lutte contre la réforme des retraites ne faiblit pas. Ainsi, 150 à 200 cheminots se sont rassemblés à la mi-journée sur le parvis de la gare SNCF de Clermont-Ferrand. Il s’agissait de cheminots de la fédération Auvergne Nivernais, rejoints par des militants CGT, Sud et FO de l’intersyndicale de la cité administrative de Clermont-Ferrand. Après des prises de parole, les militants ont pénétré dans le hall de la gare et ont symboliquement jeté à terre leurs tenues de travail ainsi que des outils. Par cet acte, ils entendaient dénoncer la réforme des retraites initiée par le gouvernement et selon leurs propres mots « la casse du service public ». Des militants ont ensuite allumé des torches éclairantes.

Un Mirage 2 000 bloqué

Au même moment, à Clermont-Ferrand, des salariés de l’AIA (Atelier Industriel de l’Aéronautique), opposés à la réforme des retraites, ont aussi manifesté leur mécontement. Ils se sont rassemblés sur la piste de décollage de l’aéroport pour empêcher le départ d’un avion militaire, un Mirage 2 000 qui devait décoller pour Nancy à 13 heures. Le blocage a duré une heure environ, mais le retard pour l’avion risque d’être plus conséquent. Le pilote doit à présent attendre un nouveau créneau horaire pour décoller, ainsi que l’autorisation de la tour de contrôle.

«On ne veut pas que des gens de 65 ans travaillent sur des avions militaires »

Ce blocage s’inscrit dans une continuité d’actions menées par les salariés contre le nouveau régime de retraites. Ils y a quelques jours, ils jetaient leurs bleus de travail : « C’était une action symbolique pour signifier qu’on ne veut pas se retrouver « à poil » au moment de la retraite. Ce jeudi, c’était aussi symbolique de retarder l’avion : ça représente le retard sur nos carrières dû à la réforme. On ne veut pas que des gens de 65 ans travaillent sur des avions militaires », explique Bastien Laborde-Balen, secrétaire général adjoint de la CGT de l’AIA.

D'autres actions prévues

Pour les salariés, il s’agit aussi d’interpeller le Ministère des Armées, avec qui ils ont tenté de prendre contact à plusieurs reprises, sans succès : « Si on n’a pas de réponse, on a quelques idées d’actions en tête, des choses visuelles et festives pour appeler les autres salariés à la grève. On ira jusqu’au bout », affirme Bastien Laborde-Balen. Selon lui, des gestes du gouvernement ont été faits envers les militaires, mais pas envers le personnel civil de l’armée. Fonctionnaires, contractuels et ouvriers d’Etat de l’AIA tiendront vendredi 24 janvier un piquet de grève au siège de l’AIA. Contactée, la direction de l'AIA a reconnu des "tensions et des crispations sur des sujets nationaux" parmi les salariés et a ajouté que l'avion qui devait être livré l'avait été, mais n'a pas souhaité s'exprimer davantage sur le sujet. 

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