Clermont-Ferrand : pourquoi les enseignants du lycée Camille Claudel sont en grève

Au lycée Camille Claudel de Clermont-Ferrand, les enseignants sont en grève suite à une annonce prévisionnelle selon laquelle les effectifs de la première Métiers de la Sécurité seraient réduits pour l'année scolaire 2020-2021. / © C. Vigier
Au lycée Camille Claudel de Clermont-Ferrand, les enseignants sont en grève suite à une annonce prévisionnelle selon laquelle les effectifs de la première Métiers de la Sécurité seraient réduits pour l'année scolaire 2020-2021. / © C. Vigier

A Clermont-Ferrand, la totalité des enseignants du lycée Camille Claudel ont entamé ce lundi 27 janvier un mouvement de grève pour protester contre la diminution du nombre d’élèves accueillis en filière des métiers de la sécurité pour l’année scolaire 2020-2021.

Par Solenne Barlot

A Clermont-Ferrand, les enseignants du lycée professionnel Camille Claudel sont en grève depuis ce lundi 27 janvier au matin. La raison de cette colère se trouve dans les dotations horaires globales prévisionnelles reçues par l’établissement : le volume d’heures dévolu au fonctionnement des enseignements. Il y serait question de modifier les effectifs de la classe de première du baccalauréat professionnel Métiers de la Sécurité.

"Nous sommes le seul établissement à proposer cette filière dans l’académie"

Le nombre de places passerait de 45 à 36 élèves : « Nous avons actuellement 39 élèves en seconde dans cette filière, ce qui veut dire que l’an prochain on pourrait ne pas accueillir 3 de nos élèves. De plus, il y avait aussi la possibilité pour des élèves de CAP ou de bac général de se réorienter en classe de première, ce ne sera plus possible. On ne comprend pas, d’autant que nous sommes le seul établissement à proposer cette filière dans l’académie », détaille Claire Vigier, enseignante au lycée et membre du conseil d’administration.

L'intégralité des enseignants en grève

Aucun cours n’a été assuré dans l’établissement, tous les professeurs se sont joints au mouvement de grève pour protester contre la suppression des 9 places. Selon Claire Vigier, les familles ont été informées et les élèves soutiennent la grève : « Ils savent bien que l’on fait ça pour eux, ceux de la filière concernée sont très inquiets pour leur avenir ». A terme, 2 postes d’enseignants pourraient se trouver menacés par cette réduction d’effectif. Une assemblée générale devrait décider mardi 28 janvier des suites à donner à ce mouvement : « Ce qui est prévu pour l’instant, c’est la reconduction tant que l’on n’a pas de nouveaux éléments », maintient l’enseignante.
 

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