Clermont-Ferrand : pourquoi des profs ont jeté des manuels scolaires devant le rectorat

Mardi 14 janvier, des organisations syndicales de l'Education nationale ont érigé un mu de manuels scolaires devant le rectorat de Clermont-Ferrand. / © DR
Mardi 14 janvier, des organisations syndicales de l'Education nationale ont érigé un mu de manuels scolaires devant le rectorat de Clermont-Ferrand. / © DR

Mardi 14 janvier, des organisations syndicales de l’Education nationale ont construit un mur de manuels scolaires devant le rectorat de Clermont-Ferrand. Elles ont voulu mettre le gouvernement « au pied du mur » de l’Education.
 

Par Catherine Lopes

Mardi 14 janvier, une centaine de militants, selon la CGT, se sont rassemblés devant le rectorat de Clermont-Ferrand, dès 8 heures du matin. Ils ont construit un mur à partir de vieux manuels scolaires puis ont jeté les livres par dessus les grilles du rectorat.
Ce rassemblement avait lieu dans le cadre de l’appel national interprofessionnel contre la réforme des retraites, lancé par la FSU, la CGT, Sud et FO. L’action a été motivée par des revendications plus spécifiques au personnel de l’Education Nationale. Anne Roascio, co-secrétaire départementale CGT Educ’action explique : « Cet acte symbolique montre le ras-le-bol des enseignants. Nous avons eu du mal à faire cette action. Ce n’est pas rien de jeter des livres, c’est le savoir, la culture, ce qui est notre mission. Cela montre vraiment que nous sommes à bout. Ce mur a été construit à partir de manuels scolaires rendus inutiles par toutes les réformes dans le premier comme dans le second degré ».

Le problème des E3C

Les organisations syndicales ont voulu marquer leur opposition à la réforme du lycée et du baccalauréat. Elles demandent le report voire le retrait des épreuves communes de contrôle continu, les E3C, un examen qui doivent passer les élèves de première. Anne Roascio ajoute : « Cette mobilisation intervient au lendemain de l’ouverture de négociations avec le ministre Blanquer. Nous exigeons la revalorisation du point d’indice et une augmentation de 400 euros pour tous. De plus, le ministre demande une extension de nos missions sans aucune compensation : nous ne sommes pas d’accord ». Les militants ont ensuite pris la direction de la place du 1er mai afin de participer à une manifestation interprofessionnelle. Une assemblée générale des syndicats de l’Education nationale doit se tenir mardi 14 janvier à 15 heures afin de décider de la suite du mouvement.

 

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