Clermont-Ferrand : des salariés d’une entreprise de nettoyage réclament une prime COVID 19 de 500 euros

Lundi 27 juillet, une cinquantaine de salariés de l’entreprise de nettoyage Atalian ont manifesté devant le CHU de Clermont-Ferrand. Ils demandent une prime COVID 19 de 500 euros brut car eux aussi ont été mobilisés pendant l’épidémie.
 
A l'appel du syndicat FO, une cinquantaine de salariés de l'entreprise de nettoyage Atalian se sont rassemblés devant la direction du CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand.
A l'appel du syndicat FO, une cinquantaine de salariés de l'entreprise de nettoyage Atalian se sont rassemblés devant la direction du CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand. © Sandrine Montero / FTV
Lundi 27 juillet, c’est sous un soleil de plomb qu’une cinquantaine de salariés de l’entreprise de nettoyage Atalian et de militants syndicaux se sont rassemblés devant le CHU Gabriel-Montpied de Clermont-Ferrand, en début d’après-midi. Une manifestation lancée à l’appel du syndicat FO. Ces salariés du secteur du nettoyage et de la propreté ne cachent pas leur colère. Ils réclament l’attribution d’une prime COVID 19. Angélique Pereira, déléguée du personnel et délégué syndicale FO, explique : « Comme nous travaillons dans le secteur du CHU, nous estimons mériter la prime COVID 19. Nous demandons une prime de 500 euros mais net. Jusque-là notre direction nous propose 250 euros brut de prime COVID 19 pour les CDI et 250 euros brut d’une prime de fin d’année. Nous ne sommes pas d’accord ».

Nous estimons avoir pris des risques

Elle ajoute : « Nous estimons avoir pris des risques en travaillant dans les services de COVID 19, parfois sans savoir que le virus était présent. On estime mériter cette prime. Notre mission était difficile car il fallait beaucoup plus travailler sur la même durée, à force nous étions fatigués ». La négociation avec la direction s’effectue désormais au niveau national.

Une prime pour les CDI et les CDD

« On est en colère car il n’y a aucun remerciement de la part de l’employeur. C’est comme s’il se fichait de ce que l’on faisait » confie Angélique Pereira. Elle précise : « Nous voulons 500 euros net et pas deux fois 250 euros brut. Les CDD doivent aussi en bénéficier car des CDD ont remplacé des salariés en CDI qui avaient des problèmes de santé. On estime que les CDD ont autant droit à la prime que les CDI » confie la déléguée syndicale. Un préavis de grève a été déposé ce lundi. Il pourrait être reconduit si les manifestants n’obtenaient pas gain de cause.
 
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