Le concours international de chant lyrique de Clermont-Ferrand, un prix qui donne littéralement du travail

© France 3 Auvergne
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130 candidats participent cette semaine au 24ème concours international de chant lyrique à l'opéra-théatre de Clermont-Ferrand. Un prix qui offre tous les 2 ans aux lauréats des engagements pour des représentations d'opéra, des concerts et des récitals.

Par Fabien Gandilhon

Au départ, ils étaient 400 postulants de 29 nationalités différentes. Ce mardi, ils ne sont plus que 130, retenus pour participer toute la semaine au 24ème concours international de chant lyrique à l'opéra-théatre de Clermont-Ferrand.


5 à 10 minutes pour convaincre

Pendant les épreuves éliminatoires, chaque candidat a 5 à 10 minutes pour convaincre. En face, neuf personnalités du monde du théâtre, de la musique et de l'opéra sont là pour faire leur choix et trouver la perle rare.

"On est toujours à la recherche de la personnalité charismatique" explique Pierre Thirion-Vallet, le directeur général du centre lyrique d'Auvergne. "Grande voix", ça ne veut pas dire une voix très volumineuse mais un artiste qui va vibrer par tous ses sens, par sa peau, par son sang, qui va devenir un interprète, qui va nous prendre et qui va venir nous chercher ici."


Rossini, Haendel et Bianchi

Ce 24e concours met à l'honneur un chef d'oeuvre de l'opéra-bouffe italien avec le Barbier de Séville de Rossini, un des plus grands succès de Haendel Acis et Galatée et une œuvre contemporaine dont le compositeur est dans le jury : Oscar Bianchi et sa Scène lyrique pour soprano et orchestre à cordes.

Mais surtout, cette épreuve offre tous les 2 ans à ses lauréats des prix sous forme d'engagements pour des représentations d'opéra, des concerts et des récitals.

"On leur offre la possibilité d'avoir du travail et par les temps qui courent, croyez-moi, le travail est une chose qui se fait rare, même chez les chanteurs" indique Amaury du Close, directeur musical d'Opéra Nomade; "C'est à la fois un magnifique moyen de continuer à donner la possibilité à des chanteurs d'asseoir leur carrière, et ça nous rend service très largement à nous aussi."


Du travail et un tremplin

Parmi les concurrents, plusieurs ont déjà été récompensés. Ils peuvent donc mesurer l'impact de ce concours sur leur carrière. "Il y a eu beaucoup de suites !" constate Liliana Faraon, lauréate du concours 2007. "Déjà, le prix, c'était des rôles dans plusieurs opéras, "Rita" de Donizetti, "Un mari à la porte" d'Offenbach, un concert avec le requiem de Brahms et une masterclass avec Teresa Berganza."

Mais avant de briller sur scène, il faut se hisser parmi le meilleurs. "C'est une épreuve difficile !" concède Pierre Thirion-Vallet. "Je peux vous dire que j'en ai passé des concours, j'en ai passé des auditions, on n'est jamais dans ses petits souliers. Quand on est auditionné, on a cinq minutes pour montrer qu'on est le personnage : il faut avoir un sacré caractère."

15 candidats seront retenus pour la finale samedi 21 février à 16 heures. Les chanteurs seront accompagnés par l'orchestre baroque 21 et le Sinfonia Metropole orchestre.

Concours international de chant lyrique
Reportage : Philippe Marmy, René Thévenot, Damien Salmon et Gilles Malfray. Intervenants : Pierre THIRION-VALLET (directeur général Centre lyrique d'Auvergne), Amaury DU CLOSEL (Directeur musical d'Opéra Nomade), Liliana FARAON (Lauréate du concours 2007)

 

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