Coronavirus COVID-19 : confinement, quand Clermont-Ferrand reste à la maison

Clermont-Ferrand semble endormie, après les mesures de confinement entrées en vigueur le 16 mars pour endiguer la propagation du Coronavirus COVID-19. / © S.Barlot / FTV
Clermont-Ferrand semble endormie, après les mesures de confinement entrées en vigueur le 16 mars pour endiguer la propagation du Coronavirus COVID-19. / © S.Barlot / FTV

Rues désertes, commerces fermés et patrouilles de police : dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, le quotidien en confinement se met doucement en place. Pour freiner la propagation du Coronavirus COVID-19, les Clermontois doivent rester chez eux sous peine d’une amende de 38€.

Par Solenne Barlot

Dans le centre-ville de Clermont-Ferrand, les rues sont désertes et le silence est assourdissant. Pour lutter contre le Coronavirus COVID-19, les Clermontois, comme le reste des Français, doivent rester à leur domicile, s’ils n’ont pas une raison valable de sortir de chez eux, sous peine d’écoper d’une amende de 38 euros, qui peut monter jusqu’à 135 euros en cas de récidive. Toute sortie doit se faire muni d’une attestation sur l’honneur détaillant le motif de cette sortie et les habitants l’ont bien compris : « Je suis sortie pour faire 20 minutes d’exercice physique pour récupérer après mon accouchement. Je me suis fait une attestation manuscrite ! » détaille une passante. « Nous, nous sommes allés faire des courses. Nous sommes colocataires et nous avons un petit jardin, alors on va improviser un barbecue tous les deux ce soir, histoire de se faire plaisir et de garder le moral. On n’est pas spécialement inquiets, mais on comprend bien qu’il faut faire attention. Ça se voit qu’on est en confinement, il n'y a presque personne qui sort », expliquent deux jeunes clermontois.

Des contrôles de police renforcés

Des policiers contrôlent les attestations. / © J-L. Roussilhe/Francetv
Des policiers contrôlent les attestations. / © J-L. Roussilhe/Francetv

Certains font leur jogging, d’autres, leurs courses, d’autres encore promènent leur animal de compagnie. Tous semblent avoir compris l’urgence de la situation. Pour ceux qui voudraient déroger à la règle, des policiers patrouillent dans toute la ville, afin de contrôler les attestations et de rappeler à l’ordre les contrevenants : « Le premier jour on fait de la prévention, après ce sera 38 euros d’amende, pour la première infraction. Au niveau du centre-ville, c’est assez bien respecté, les gens ont leur attestation », explique un policier de la brigade VTT qui patrouille place de Jaude. A Beaumont, des contrôles routiers sont également mis en place et, là aussi, les automobilistes sont plutôt bons élèves : environ 75% d’entre eux respectent les préconisations et sont munis de leur attestation. Pour garantir le respect des mesures de confinement, toutes les forces de la sûreté départementale ont été mobilisées et déployées dans la ville. Les enquêtes ont été mises de côté, et les policiers redéployés pour des contrôles effectués de jour comme de nuit.

Des sorties avec précaution

Dans les rares commerces indispensables restés ouverts, des précautions doivent être prises pour protéger les employés comme les clients. C’est le cas dans une boulangerie clermontoise, proche du centre-ville, où un panneau avertit les clients des mesures à respecter : garder une distance 1,50 mètre entre chaque client, limiter la présence des enfants, ne pas se rassembler dans le magasin, favoriser le paiement par carte bancaire sans contact. Contrairement à l’habitude, les arrêts de bus et de tramway sont presque déserts. Les rares passagers portent, pour la plupart, un masque ou une écharpe sur le visage. Les habitants semblent avoir compris l’urgence et Clermont-Ferrand paraît endormie.

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