COVID 19 : à Clermont-Ferrand, dans un centre de dépistage, la part de tests positifs progresse

A Clermont-Ferrand, un centre de dépistage du COVID est proposé aux Gravanches sous la forme d’un drive. Les professionnels de santé ont constaté une reprise de l’épidémie.
Dans ce drive de dépistage du COVID à Clermont-Ferrand, depuis fin juillet, le nombre de tests pratiqués a augmenté.
Dans ce drive de dépistage du COVID à Clermont-Ferrand, depuis fin juillet, le nombre de tests pratiqués a augmenté. © Léa Breuil / FTV

Depuis la fin juillet, au centre de dépistage du COVID situé aux Gravanches à Clermont-Ferrand, le rythme s’est accéléré. Le constat des professionnels de santé est sans appel : la propagation de l’épidémie progresse. Le nombre de tests PCR pratiqués chaque jour en atteste. Emilie Reshe, infirmière, explique : « On peut réaliser entre 400 et 700 tests par jour. On enchaîne toute la journée de 7h à 19h30. Beaucoup de personnes viennent se faire tester par rapport au pass sanitaire, pour pouvoir sortir et faire des activités. Mais on a aussi de plus de plus de personnes cas contacts et qui ont des symptômes du COVID ».

Des profils différents

Parmi les personnes venues ce lundi 2 août se faire tester depuis sa voiture, une patiente indique : « Je suis cas contact. Ma petite sœur est partie en vacances en Croatie et quand elle est revenue, elle n’avait plus de goût ni d’odorat. Elle a fait un test qui s’est révélé positif. Je suis vaccinée, j’ai eu mes deux doses mais on a l’obligation de faire un test donc je le fais ». Une autre ajoute : « Je ne suis pas vaccinée. Je suis enceinte et je reviens de vacances. Je fais un test pour voir si je n’ai pas été en contact avec le COVID. Je fais le test pour être rassurée ». Une famille souligne : « Nous étions en Tunisie et sommes rentrés en France. On avait un premier test et là, après une quarantaine de 10 jours, on fait un deuxième test ». Une patiente raconte : « Je vais au sport et j’ai besoin du test pour le pass sanitaire. J’ai eu ma première dose et je n’aurai ma deuxième que la semaine prochaine ».

On est passés à 3% de tests positifs alors que début juillet on était à 0,5% de tests positifs

Thomas Duret est biologiste médical. Il gère ce centre situé aux Gravanches. Il explique : « Depuis la semaine dernière on voit une reprise épidémique puisque on est passés à 3% de tests positifs alors que début juillet on était à 0,5% de tests positifs. On le voit aussi au nombre de rendez-vous qui sont pris. On a beaucoup plus de cas contacts, de cas symptomatiques, qui prennent rendez-vous pour un test PCR ». Selon lui, pas de doute, l’épidémie est de retour : « On constate vraiment cette reprise. Elle est même un peu plus forte que les fois précédentes, au moins sur les tests qui sont positifs car la courbe s’accélère clairement. La majorité des personnes qui viennent sont des cas contacts : elles doivent se tester dès qu’elles ont la connaissance du cas contact et à 7 jours, selon les nouvelles recommandations. Il y a aussi des personnes qui sont symptomatiques ».

Les conséquences de la mise en place du pass sanitaire

La mise en place du pass sanitaire vient aussi gonfler le nombre de patients souhaitant se faire tester : « On a aussi la population qui vient pour le pass sanitaire en vue des vacances. Il y a de plus en plus de personnes dans ce cas. Cela fait qu’on a retrouvé des taux d’activité qu’on avait en mars ou en avril alors qu’en juillet, on avait baissé, avec la diminution de la circulation virale ». Pour le biologiste médical, plusieurs facteurs expliquent la progression de l’épidémie de COVID : « Forcément, il y a eu le relâchement sur les gestes barrières. Avec les vacances, il y a aussi un brassage de la population. Les espaces clos favorisent la diffusion du virus, qui est aussi plus contagieux. On retrouve 85% du variant Delta dans nos tests positifs ». En plus des 3 000 tests PCR effectés par semaine, le centre réalise aussi des tests antigéniques. Pour répondre à la hausse des demandes le laboratoire à fait appel à des étudiants en médecine et en kinésitérapie. Malgré tout, le département du Puy-de-Dôme conserve un taux d’incidence plus bas que d’autres territoires : pour la semaine glissante du 23 au 29 juillet, il est de 78,9 pour 100 000 habitants, d’après Santé Publique France.
 

 

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