COVID 19 : la métropole de Clermont-Ferrand bascule en zone d’alerte renforcée

Jeudi 8 octobre, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, Olivier Véran, ministre de la santé, a indiqué que la métropole de Clermont-Ferrand passe en zone d’alerte renforcée au COVID 19. Des mesures seront alors prises dès samedi 10 octobre.
 
Jeudi 8 octobre, Olivier Véran, ministre de la Santé, a effectué un point de situation sur la lutter contre le COVID 19 en France.
Jeudi 8 octobre, Olivier Véran, ministre de la Santé, a effectué un point de situation sur la lutter contre le COVID 19 en France. © Ludovic MARIN / AFP
Jeudi 8 octobre, Olivier Véran, ministre de la Santé, a tenu sa conférence de presse hebdomadaire sur la situation sanitaire et les mesures gouvernementales pour y faire face. Il a indiqué que la métropole de Clermont-Ferrand est désormais placée en zone d’alerte renforcée au COVID 19. Cette décision a été prise à la lecture des 3 indicateurs : un taux d’incidence supérieur à 150 nouveaux cas pour 100 000 habitants, le taux d’incidence chez les personnes âgées supérieur à 50 cas pour 100 000 habitants, la part des patients COVID dans les réanimations. Olivier Véran a indiqué : "A Clermont-Ferrand, l'incidence en population générale et l'incidence en population vulnérable justifient son classement en zone d'alerte renforcée. Ce passage se fera dès samedi matin".

De nouvelles restrictions

Avec le passage en zone d'alerte renforcée, certaines restrictions seront alors automatiques et seront effectives dès samedi 10 octobre. D'autres mesures seront à la discrétion du préfet du Puy-de-Dôme.
Voici la liste des mesures automatiques :

Des mesures optionnelles

Des mesures optionnelles peuvent être prises par le préfet :

Il faut empêcher à tout prix que l’on franchisse le seuil d’alerte maximale

Olivier Bianchi

Olivier Bianchi, président de Clermont Auvergne Métropole indique : « Ce passage ne me surprend pas. Nous avons organisé une conférence de presse il y a quelques jours avec le préfet pour dire qu’on y allait tout droit si on ne corrigeait pas le tir. Les décisions devront s’appliquer. J’en appelle à la responsabilité des Clermontois. Si on ne veut pas passer en zone d’alerte maximum, il faut respecter les mesures et prendre les choses avec sérieux. Ces mesures vont évidemment avoir des conséquences néfastes sur le plan économique mais c’est la règle. Il faut empêcher à tout prix que l’on franchisse le seuil d’alerte maximale ».

Conséquence de ce passage en zone d'alerte renforcée, la jauge du stade Marcel-Michelin passe à 1 000 spectateurs. Dans un communiqué commun de l'ARS, de la préfecture et de la métropole publié le 8 octobre, il est indiqué : "Le Préfet, le Maire – Président, le Directeur régional de l’ARS AURA en appellent au civisme de tous les habitants de Clermont Auvergne Métropole. Il relève de la responsabilité de chacun de contribuer par son comportement à ralentir la propagation du virus, mais aussi de protéger ses proches. Ne pas respecter les gestes barrières et les consignes sanitaires nous expose à une évolution critique de la situation dans les prochains jours et les prochaines semaines qui pourrait conduire à des mesures drastiques, avec un impact bien plus grand sur l’activité économique et la vie sociale dans la métropole". Le département du Puy-de-Dôme reste quant à lui en zone d'alerte.

Le 4 octobre, Santé Publique France a publié le taux d’incidence dans le Puy-de-Dôme pour 100 000 habitants sur les 7 derniers jours : il était de 111.  Le mardi 6 octobre, la préfecture du Puy-de-Dôme avait déjà anticipé un passage de la métropole clermontoise en alerte renforcée et avait interdit la musique amplifiée à partir de 20 heures sur les terrasses des bars, restaurants et sur la voie publique.
Le mercredi 23 septembre, Olivier Véran avait annoncé que le Puy-de-Dôme était placé en zone d’alerte. Il avait déjà attiré l’attention sur une dégradation des indicateurs à Clermont-Ferrand. Les rassemblements avaient alors été limités à 30 personnes dans le département.
 
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