Déconfinement : comment les écoles du Puy-de-Dôme se préparent

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Écrit par V.M avec Julien Lecoq

Les écoles pourront ouvrir leurs classes à compter du 11 mai. Comment organiser cette journée en assurant la sécurité des enfants et des enseignants ? A Cébazat dans le Puy-de-Dôme, la commune s’y prépare.

 

L’école primaire de Cébazat près de Clermont-Ferrand accueillera des élèves le 12 mai. Le 11 étant consacré à la rentrée des professeurs. Cette ouverture dans les strictes conditions sanitaires imposées par le gouvernement contre le coronavirus est un vrai casse-tête. Le nombre d’élèves par classe, la cantine, la pédagogie, les questions se bousculent et la commune, les enseignants et les parents naviguent à vue.



"Une école c’est pas un hôpital"



La version définitive du protocole sanitaire, pavé de cinquante pages, paraît difficile à appliquer dans la réalité pour le maire de Cébazat, Flavien Neuvy (UDI) : "Une école c’est pas un hôpital. On voit bien que c’est un protocole qui a été mis en place dans des bureaux, loin de la réalité quotidienne de ce qu’est une école. Tout le monde ouvre le parapluie pour se protéger."

La cantine, de la compétence des maires, reste une question cruciale. Comment éviter que trop d’enfants de maternelle et d’élémentaire ne se croisent ? A Cébazat, au réfectoire, ils seront deux enfants par table au lieu de six. Ce n’est pas possible dans toutes les communes, le directeur académique du Puy-de-Dôme Michel Rouquette précise que l’ouverture des cantines n’est pas obligatoire : "Rien n’ouvrira si les conditions sanitaires requises ne sont pas réunies. C’est le cas de la cantine. Les restaurants scolaires seront ouverts quand les communes auront été en mesure d’assurer ce service dans le respect de toutes les règles sanitaires."

Michel Rouquette précise également que les masques sont réservés aux enseignants et aux employés communaux et que tous seront équipés.

Rassurer les parents reste le mot d’ordre de l’académie : "Certains ont dit qu’ils attendraient quelques temps avant de mettre leurs enfants à l’école pour voir si il n’y avait pas de reprise de l’épidémie. On peut comprendre ces craintes et c’est pour cette raison que l’on va faire preuve d’adaptation et de souplesse."



"On ouvre sans penser à la pédagogie"



Le directeur de l’Académie assure que dans le Puy-de-Dôme, dès le jour d’ouverture des écoles, tous les enfants qui se présenteront seront accueillis.

Mais au delà des conditions sanitaires, dans quelles conditions pédagogiques ? Comment respecter les programmes si les élèves sont accueillis par un enseignant qui n’est pas le leur ? Comment assurer l’égalité entre ceux qui seront présents à l’école et ceux qui continueront l’enseignement à distance ? Olivier Devise, le co-président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) du Puy-de-Dôme s’inquiète : "On a le sentiment qu’on ouvre sans penser à la pédagogie. C’est plutôt de la garderie alors que l’objectif de la réouverture c’est d’accueillir des élèves qui ont besoin d’être en présentiel pour l’éducation. Nous, les parents, on s’est bien rendu compte que le métier d’enseignant c’est compliqué."



Les écoles collectent en ce moment les souhaits des parents afin de connaître le nombre d’enfants présents à l’ouverture. Une reprise qui devrait ressembler à une répétition générale pour la rentrée de septembre si l’épidémie se prolonge au delà des vacances d’été.

 
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