DIRECT. Suivez l’assemblée générale Michelin à Clermont-Ferrand dès 9 heures

Publié le Mis à jour le
Écrit par S.B avec Pascal Franco

L’assemblée générale mixte de Michelin se tiendra le vendredi 13 mai à 9 heures au Zénith d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, à Cournon-d’Auvergne. Tous les actionnaires individuels sont invités à participer. Découvrez la réunion en direct.

Ce vendredi 13 mai, se tiendra l’assemblée générale du groupe Michelin, au Zénith de Clermont-Ferrand. Tous les actionnaires sont invités à y participer, dès 9 heures. L’assemblée sera l’occasion de présenter les résultats de la société et sera rediffusée en direct en vidéo, sur le site internet de Michelin. Au 31 décembre 2021, " le groupe réalise un résultat opérationnel des secteurs de 2 966 millions d'euros et retrouve son niveau de marge de 2019 à 12,5%." Il s'agit de la première assemblée après 2 ans à huis-clos.

Les résolutions à approuver

30 résolutions sont soumises au vote avec parmi elles :

  • Approbation des comptes annuels et comptes consolidés
  • Versement d’un dividende de 42% du résultat net, 4,50 euros avec un paiement à compter du 19 mai
  • Programme de rachat d’action 220 euros par action tient compte de la valeur de l’action
  • Politique de rémunération des gérants et mandataires sociaux 
  • Réévaluation de l’enveloppe des membres du conseil (770 000 à 950 000 euros)           
  • Délégations de compétence
  • Fixation du prix des missions
  • Diviser par 4 la valeur nominale de l’action

Proposition de rémunération des dirigeants 

La part variable des indemnisations de Florent Ménégaux a été proposée : 1,3 million d'euros de part variable et 1,1 million fixe. Pour le numéro 2 Yves Chapot, 228 000 euros de part variable et 770 000 euros fixe. Michelin propose une remise à niveau des rémunérations fixes par rapport à la médiane des dirigeants des entreprises françaises cotées en bourse. Michelin indique qu'en raison de la crise Covid, cette rémunération n'a pas connu d’augmentation depuis 4 ans. 

Synthèse de l'activité du groupe par Yves Chapot, directeur financer

Un questionnaire « bien-être des salariés » a été mené et a permis le calcul d’un taux d’engagement des équipes. Il s’élève à 80% en 2021 et Michelin vise plus de 85% d’ici 2030. Michelin souhaite également réduire les accidents au travail. Pour 200 000 heures travaillées, le groupe déclare 1,29 accident et maladie professionnelle. Yves Chapot affirme la volonté d’« éviter les récidives et de faire progresser la sécurité pour aller vers un taux inférieur à 0,5 ». Pour l’inclusivité, le groupe compte 28,9% de femmes managers et place un objectif à 35% d’ici 2030.

La valeur ajoutée crée par le groupe en 2021 s'élève à 11,3 milliards : 57% va aux salariés, 15% à l'investissement, 9% pour les impôts et taxes, 7% aux actionnaires, 9% à la réduction de la dette et 3% destiné au paiement des frais financiers.

Michelin propose une rémunération de 4,50€ par action. 

La CGT appelle à la grève

A la veille de cette assemblée, la CGT Michelin a, elle aussi, organisé une assemblée. Environ 800 millions d’euros, 44% des bénéfices du dernier exercice, c’est la somme que Michelin, devraient reverser à ses actionnaires, selon la CGT. Les salariés ont droit à une prime d’intéressement, mais insatisfaisante selon le syndicat. La CGT réclame des augmentations de salaire net, non aléatoires. Pas des rémunérations variables, indique Jean-Paul Cognet, secrétaire général de la CGT Michelin à Clermont-Ferrand : « Les cadres et certaines catégories de techniciens étaient déjà rémunérés de cette manière, suivant des objectifs. Maintenant, ce principe arrive chez les ouvriers. Si une machine tombe en panne, si l’ouvrier est malade, si son pneu n’est pas très bon, qu’il a besoin d’être réparé, il perd du salaire. Nous ne l’acceptons pas et nous demandons à l’entreprise de revenir sur ses augmentations de salaire. » Selon la CGT, le traitement salarial actuel n’attire pas à la manufacture, précise Jean-Paul Cognet : « On a un salarié qui vient d’être embauché, il a fait de l’intérim, des CDD, il a décroché un CDI. Il est embauché à 11,70 euros de l’heure pour fabriquer des pneus de luxe dans l’usine des Gravanches, qui seront vendus entre 300 et 600 euros dans le commerce. Michelin fabrique des travailleurs pauvres pour faire des produits de luxe. C’est inadmissible, c’est inéquitable par rapport aux actionnaires et aux bénéfices que fait l’entreprise. » La CGT appelle les salariés de tous les sites français du groupe à faire grève ce 13 mai.