Fermeture des discothèques : « Le cauchemar recommence » déplore ce gérant près de Clermont-Ferrand

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Écrit par Catherine Lopes
A compter du vendredi 10 décembre, les discothèques devront fermer pour 4 semaines.
A compter du vendredi 10 décembre, les discothèques devront fermer pour 4 semaines. © AURELIEN MORISSARD / IP3 PRESS / MAXPPP

Lundi 6 décembre, Jean Castex, le Premier Ministre, a annoncé que, dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de COVID, les discothèques fermeront pour 4 semaines, à compter de vendredi. « Un nouveau coup dur » pour la profession, comme l'explique ce gérant de boîte de nuit, près de Clermont-Ferrand.

Lundi 6 décembre, Christian Magard, gérant d’une discothèque à Aubière, près de Clermont-Ferrand, n’était pas devant sa télévision pour écouter Jean Castex, le Premier Ministre, annoncer la fermeture des discothèques pour 4 semaines, à compter du vendredi 10 décembre. « Nous le faisons parce que le virus circule beaucoup chez les jeunes, même vaccinés, parce que le port du masque est extrêmement difficile dans ces établissements », précise le Premier Ministre.

"C’est un nouveau coup dur, car c’était bien reparti"

Apprenant la nouvelle, le gérant est plutôt sonné : « On a l’impression que le cauchemar recommence. On se retrouve dans la même situation qu’il y a deux ans. C’est un nouveau coup dur, car c’était bien reparti. On n’a déjà pas rattrapé les retards de 17 mois de fermeture. On nous annonce une fermeture de 4 semaines. Mais on a déjà été habitués à des fermetures de 4 semaines en 4 semaines ». La nouvelle tombe mal, car généralement, les fêtes de fin d’année sont un gros mois pour les discothèques. Christian Magard confirme : « Le mois de décembre représente la plus grosse période de l’année. Pour nous, c’est une catastrophe. Economiquement, ça va être très compliqué ».

 "Ce ne sont que des effets d’annonce"

Jean Castex a précisé que les entreprises concernées par les mesures prises seront « accompagnées économiquement », « autant que cela sera nécessaire ». Mais le gérant de discothèque n’y croit pas : « Les mesures d’accompagnement qu’on a eues pour le confinement, nos frais fixes, n’ont toujours pas été payés. Quel accompagnement voulez-vous qu’on attende ? Ca tombera en 2025, quand on aura tous coulé ? Ils sont gentils, ce ne sont que des effets d’annonce. Ils me font sourire ». Christian Magard explique pourtant avoir respecté tout le protocole sanitaire à la lettre. Il confie : « On a fait tout ce qu’on nous a demandé. On a appliqué le protocole à la lettre. On est les seuls à avoir demandé la pièce d’identité pour vérifier les pass sanitaires. On sait très bien que ce sont les enfants qui véhiculent le virus et pas forcément la tranche d’âge qui est chez nous. Chez nous, tous nos clients sont vaccinés. Depuis 15 jours, on nous a imposé le port du masque. Evidemment, c’est compliqué car les gens boivent ». Le 9 juillet dernier, son établissement a pu rouvrir après 17 mois de fermeture.

"C’est encore pour nous"

Amer, il s’apprête à nouveau à fermer sa boîte de nuit : « Là, c’est un coup de massue. Depuis le début de la journée, on nous expliquait qu’il n’y aurait pas de confinement, pas de couvre-feu. C’est encore pour nous. On a été les premiers à fermer, les derniers à ouvrir, et encore les premiers à refermer ». Selon Christian Magard, une nouvelle période « très difficile » va commencer dès vendredi. Il se demande pourquoi les bars échappent eux à la fermeture.    

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