Festival Europavox. Clara Luciani : "j'ai l'impression de vivre un rêve"

En concert au festival Europavox de Clermont-Ferrand samedi 29 juin, Clara Luciani a accepté de revenir sur trois de ses chansons-phares.

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Avec près de 40 degrés à l'ombre sur la place du 1er mai de Clermont-Ferrand, le concert de Clara Luciani prévu à 17h50 promettait d'être particulièrement brûlant pour le public comme pour l'artiste. Avant d'entrer sur la scène surchauffée de la Factory, elle a accepté de parler de trois de ses chansons phares face à Richard Beaune. 

"Nue" 


RB : "Nue", c'est une chanson où vous prenez un peu de recul sur vous même ? 

CL : Oui, je n'ai jamais été très douée pour inventer des histoires. J'ai toujours écrit sur mon quotidien et là j'avais un quotidien assez vertigineux ces derniers mois, du coup ils m'ont inspiré cette chanson là.

RB : On a l'impression que vous ne réagissez pas vraiment à ce qui vous arrive, que vous êtes surprise. 

CL : Je réagis mais je ne réalise pas ! J'ai l'impression de vivre un rêve et c'est un rêve que j'ai envie de voir durer. C'est un peu ce que mentionne cette chanson. 

"Drôle d'époque" 

RB : Vous nous parlez de "Drôle d'époque" ?

CL : C'est une des chansons les plus importantes pour moi dans ce qu'elle évoque. C'est une chanson qui parle de l'impossibilité pour les femmes d'être tout ce que la société attend d'elles, c'est-à-dire tout et son contraire : qu'elles accumulent les casquettes de femme au foyer, femme-objet, infirmière, fantasme ...

Quand on devient une jeune femme, on est confrontée rapidement à cette impossibilité-là et on a plusieurs réactions possibles : soit essayer toute sa vie d'être tout ça alors que c'est impossible, soit refuser tout ça et se contenter d'être soi-même et de vivre sa féminité de la façon dont on l'a choisi. Moi, cette chanson là m'a permis de dire : "moi, je refuse" et je serai ce que je suis, aussi imparfaite que je sois, je suis très satisfaite d'avoir pris cette décision. 

"La Grenade"


RB : Vous êtes heureuse de tout ce qu'elle vous a offert cette chanson ? 

CL : Oui, bien sûr ! Je crois que ça a été une passerelle, une porte vers mon univers, vers mon album pour beaucoup de gens et c'est marrant comment une chanson vous dépasse parfois. Vous l'écrivez comme ça dans votre chambre et vous n'avez aucune idée de ce qu'elle va devenir.

C'est drôle, dès le départ quand les gens venaient aux concerts, ils disaient : "cette chanson-là, elle a quelque chose en particulier." Moi, j'avais beaucoup plus de mal à discerner ça. Quand on est derrière les chansons soi-même, on ne se rend pas toujours compte qu'il y en a qui sont plus fortes que d'autres, c'est marrant. Et puis là, tout à coup, c'est devenu une évidence, notamment grâce aux arrangements de Sage, Benjamin Lebeau et Yuksek qui a apporté une touche finale disco assez irrésistible, j'en conviens !