VIDEO. A plus de 90 ans, des retraités d'un Ehpad du Puy-de-Dôme participent à une course de karting

Pierre Coudert, 93 ans, résident de l'Ehpad des Campellis à Champeix, dans le Puy-de-Dôme, était déguisé en Mario kart pour le Grand prix de karting de l'Ehpad lundi 29 avril. / © Aurélie Albert
Pierre Coudert, 93 ans, résident de l'Ehpad des Campellis à Champeix, dans le Puy-de-Dôme, était déguisé en Mario kart pour le Grand prix de karting de l'Ehpad lundi 29 avril. / © Aurélie Albert

Ils étaient cinq sur la ligne de départ lundi 29 avril à Clermont-Ferrand. Pierre, Roger, Renée, Lucien et Madeleine ont fait une course de karting électrique. Leur particularité ? Ces retraités d'un Ehpad de Champeix (Puy-de-Dôme) ont entre 78 et 95 ans.

Par Aurélie Albert

La pression monte pour les cinq résidents de l’Ehpad Les Campellis à Champeix, dans le Puy-de-Dôme. Il est 14 h 30, lundi 29 avril, Pierre, Roger, Renée, Lucien et Madeleine vont prendre dans quelques minutes le volant de petites voitures électriques sur un circuit de karting de Clermont-Ferrand. Âgés entre 78 et 95 ans, les résidents vont devoir réaliser un examen de conduite sur le circuit avant de faire cinq tours de course pour le Grand Prix ! 
 

"Ca va plus vite que ma 2 CV"

Pour l’occasion, Pierre Coudert, 93 ans, s’est déguisé en Mario Kart et il a passé l’examen de conduite sans difficulté. « C’est bien, je n’ai pas fait trop de fautes. J’ai bien aimé parce que quand j’étais en usine, je conduisais un Clark (un chariot élévateur). Ça va plus vite que ma 2CV. Le circuit était bien, après je n’avais pas l’habitude de conduire une voiture électrique, c’était une essence que je conduisais ». Sur cet examen de conduite, les résidents devaient retrouver les réflexes de la route avec des piétons, des stops ou encore des feux tricolores. 
« On avait un peu la pression, mais quand on voit les résidents avec un grand sourire comme ça, c’est génial. On a impliqué les familles aussi », explique Jérôme Eragne, animateur à l’Ehpad. 

C’est l’une des animations proposées par l’Ehpad. Après l’handi-ski, le bowling, et le baptême en Ferrari sur le circuit d’Issoire, c’est donc le karting électrique. C’est une première pour Renée Guillaumin, 78 ans. « Je ne sais pas s’il y a beaucoup d’Ehpad qui font ce genre d’animations. On a un directeur qui est génial d’avoir organisé ça. Je ne pensais pas le faire un jour. On fait de la piscine, on va au bowling, c’est génial comme animations. On a même fait un clip de musique. Ça aide à s’habituer à la maison de retraite, ça passe du temps et ça change les idées »
 
 

Le Grand prix de l'Ehpad

Les cinq résidents ont donc passé leur examen avec succès, l’heure est maintenant à la course. Munis de leur casque, tous se positionnent sur la ligne de départ. Au baisser de drapeau, les voitures prennent le départ. La lutte est sans merci : quelques karts se tamponnent et d’autres vont dans les barrières de sécurité. Mais finalement, aucun blessé et les résidents sont ravis. 
« Nos résidents sont capables de faire des tas de choses qu’on ne soupçonne pas, sortis de leur contexte, évoque Florent Ferragu, directeur de l’Ehpad. C’est un moyen pour eux de retrouver leur sourire et de la joie. C’est aussi l’occasion de moderniser les Ehpad. On dit que les Ehpad sont des lieux de vie, là, on en a la preuve aujourd’hui. Ils ont tous conduit dans leur vie donc pourquoi pas reproduire les sensations qu’ils ont eu ».
 
Les trois premiers ont même eu le droit à leur médaille. Pierre, Roger, Renée, Lucien et Madeleine ont tous eu leur diplôme de conduite, lundi 29 avril au Grand Prix de l'Ehpad Les Campellis / © Aurélie Albert
Les trois premiers ont même eu le droit à leur médaille. Pierre, Roger, Renée, Lucien et Madeleine ont tous eu leur diplôme de conduite, lundi 29 avril au Grand Prix de l'Ehpad Les Campellis / © Aurélie Albert

Finalement, ce sera Renée qui arrivera en tête de la course. « Je suis enchantée, la compétition m’a plu et l’envie de gagner aussi. Je suis arrivée première. Je suis un peu casse-cou, je tente un peu tout, tout ce qui se présente », raconte la septuagénaire. 
Les trois premiers ont même eu le droit à leur médaille, et tous ont eu leur diplôme de conduite.  

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