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Municipales. A Clermont-Ferrand, fusion LR/LREM : « Un attelage d’opportunités, d’opportunistes » selon Olivier Bianchi

Dimanche 28 juin, les habitants de Clermont-Ferrand devront faire leur choix pour les élections municipales entre 3 listes : une liste PS et alliés menée par Olivier Bianchi, une liste LR/LREM de fusion avec Jean-Pierre Brenas et Eric Faidy et enfin une liste LFI conduite par Marianne Maximi.
 

A Clermont-Ferrand, 3 candidats convoitent le fauteuil de maire.
A Clermont-Ferrand, 3 candidats convoitent le fauteuil de maire. © Michel Houet / MAXPPP
Dimanche 28 juin, pour le second tour des élections municipales de Clermont-Ferrand, les habitants devront choisir parmi 3 bulletins : une liste PS et alliés menée par Olivier Bianchi, une liste LR/LREM de fusion avec Jean-Pierre Brenas et Eric Faidy et enfin une liste LFI conduite par Marianne Maximi.

LREM est bien un parti de droite

Au lendemain de l’annonce de l’alliance LR/LREM, ce choix stratégique fait beaucoup parler. Marianne Maximi, candidate LFI, indique : « Je pense que LREM est bien un parti de droite. A deux, ils vont bien pouvoir assumer la politique du gouvernement. Ca clarifie les choses ».

Aucun projet partagé

Olivier Bianchi, maire PS sortant, explique : « Je n’ai pas de regard à porter sur cette fusion, c’est aux Clermontoises et aux Clermontois de faire l’analyse critique de ce qui s’est produit. J’ai fait une alliance au premier tour de projet avec des écologistes, des socialistes, des communistes, des génération.s pour proposer une vision du territoire à 6 ans, qui se tourne autour de la question écologique, de la protection, de la solidarité, de la fraternité. En face, vous avez des gens qui font un attelage d’opportunités, d’opportunistes, qui n’est appuyé sur aucun projet partagé puisqu’ils ont passé les deux derniers mois à dire les uns et les autres des choses complètement différentes, voire même à se critiquer ».

Mercredi 3 juin, Jean-Pierre Brenas, qui siège au conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes dans la majorité de Laurent Wauquiez, a précisé sur Twitter : "Le temps de la campagne municipale à Clermont-Ferrrand, j’ai décidé de me mettre provisoirement en retrait de ma famille politique Les Républicains à laquelle je reste fidèle". 

De basses manoeuvres politiques

Dans un communiqué commun, Valérie Thomas, députée LREM du Puy-de-Dôme, Guy Lavocat, référent LREM du Puy-de Dôme et Léa Engamba, référente des Jeunes avec Macron du Puy-de-Dôme, soulignent : « De cette décision, que nous considérons comme personnelle et relevant de basses manœuvres politiques ourdies dans le dos des représentants locaux du parti présidentiel, nous exigeons que cette liste fusionnée ne puisse se prévaloir du soutien de La République en Marche pour ne pas tromper notre électorat ».  

Pas d'union à gauche

Si l’union a été possible à droite et au centre, elle ne l’a pas été en revanche à gauche. Marianne Maximi, candidate LFI, déplore cela : « On n’est pas allés jusqu’à des discussions parce qu’Olivier Bianchi avait plutôt préféré rompre avec une tradition clermontoise de discuter pendant l’entre-deux tours. On n’est pas allés jusque-là et c’est pourquoi nous nous maintenons. Ce n’est pas très responsable de la part d’Olivier Bianchi. On a une tradition à Clermont-Ferrand, qu’Alain Laffont avait défendue, et Olivier Bianchi a préféré changer tout cela. On prend acte de son choix et on sera présent pour le deuxième tour ».

Je ne peux pas faire ce que je reproche à monsieur Brenas et à monsieur Faidy

Une interprétation que ne partage pas le maire PS sortant. Olivier Bianchi affirme : « Il faut refaire l’histoire, ces discussions n’ont pas toujours eu lieu. En 2008, il n’y a pas eu d’accord entre le maire sortant de l’époque et le NPA. Traditionnellement nous avions un accord dit de sauvegarde pour battre la droite et ensuite les élus LFI rejoignaient l’opposition municipale dans la demi-heure qui venait. De plus en plus, les Clermontoises et les Clermontois ne comprennent plus cette posture qui au fond a 15 ans. J’ai rappelé à madame Maximi et à ses amis qu’ils sont les bienvenus dans la majorité mais il faut de la clarté. Il y a ceux qui disent que la politique à l’ancienne est terminée mais dont le comportement prouve le contraire. C’est ce à quoi vous assistez en face. Et puis il y a ceux qui n’en parlent pas et qui le font. La politique autrement c’est qu’on ne peut plus expliquer à des électeurs qu’on s’allie le temps d’une élection pour ensuite se détester pendant 6 ans. J’ai proposé à mes amis de LFI d’être dans ma majorité, de voter le budget et de faire avancer leurs convictions. Ils ne l’ont pas voulu, et je le respecte. Je ne peux pas faire ce que je reproche à monsieur Brenas et à monsieur Faidy ».
Juqu’au 28 juin, la bataille entre ces 3 camps s’annonce rude. Elle a déjà commencé par des échanges d’amabilités sur les réseaux sociaux entre les différents soutiens des candidats.
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