« On sera plus libres » : à Clermont-Ferrand, ces ados expliquent pourquoi ils se font vacciner

La vaccination est ouverte aux 12-17 ans depuis mardi 15 juin. Dès ce mercredi 16 juin, à la Grande Halle d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, les ados étaient au rendez-vous pour se faire vacciner contre le Covid-19. Ils nous ont expliqué pourquoi.

Tom, 15 ans, reçoit sa première injection de vaccin contre le Covid-19 au zénith de Cournon-d'Auvergne, dans le Puy-de-Dôme.
Tom, 15 ans, reçoit sa première injection de vaccin contre le Covid-19 au zénith de Cournon-d'Auvergne, dans le Puy-de-Dôme. © A.Daudrix/FTV

Depuis le 15 juin, les jeunes entre 12 et 17 ans peuvent bénéficier du vaccin contre le Covid-19. Dans le Puy-de-Dôme, nous avons rencontré des adolescents qui ont pris rendez-vous au vaccinodrome de la Grande Halle d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand.

Protéger les autres

« Se faire vacciner a été une décision commune dans la famille », explique Aurore, lycéenne. Avec son papa, elle est venue recevoir sa première injection de vaccin Pfizer : « Mes parents sont déjà vaccinés, comme ça on est sûrs de ne pas prendre de risque. » Mathis, 16 ans, est venu sur avis médical : « Le médecin a conseillé de me faire vacciner pour être protégé alors je n’ai pas perdu de temps. » Le vaccin est pour certains l’occasion de revoir les grands-parents plus sereinement. Ian, 13 ans, ne les a pas vus depuis deux ans : « Mes parents m’ont proposé de me faire vacciner et je leur ai dit qu’il n’y avait pas de raison qu’ils le fassent et pas moi. Je contribue et je suis immunisé comme ça. » Même chose pour Juliette, 16 ans : « C’est important de contribuer à l’immunité collective et je pourrai voir mes grands-parents en prenant moins de risques. » Sa maman espère aussi qu’à la rentrée, avec des élèves vaccinés, le lycée reprendra normalement : « Cela fait deux ans que les cours sont perturbés. Juliette va rentrer en première. »

« Sans vaccin, il faut faire des tests PCR »

Pour certaines familles, vacciner les enfants est un moyen de partir en vacances plus sereinement. « Nous partons à la frontière espagnole cet été, explique Morgan, 13 ans. Sans vaccin, il faut faire des tests PCR à l’aller et au retour. » Sa maman, Nadège, glisse qu’en plus, « c’est une centaine d'euros là-bas ! » Pour Elias et son papa, aussi, le vaccin est l’assurance de vacances plus tranquilles : « Si on se fait vacciner, le Covid-19 traînera moins, en France et à l’étranger. On portera moins le masque, on sera plus libres ! », s’exclame l’adolescent. Ils espèrent se rendre en République Tchèque cet été, si les frontières rouvrent : « de toute façon, il sera question de passeport vaccinal, donc c’est mieux d’être vaccinés », précise son père.

Une vaccination aménagée

Pour vacciner ce nouveau public, quelques aménagements ont été mis en place au zénith. « Le temps de prise en charge est plus long qu’avec les adultes, car il faut récupérer les documents et vérifier que tout va bien », explique Kylan, responsable pharmacie sur le centre de la Grande Halle. L’enfant doit se présenter accompagné d’un adulte, avec une autorisation parentale signée de ses deux parents. « Il y a aussi plus d’angoisses que chez les adultes », ajoute le pharmacien. Selon la corpulence du vacciné, des seringues pédiatriques, avec des aiguilles plus courtes, peuvent être utilisées : « Nous nous adaptons à la morphologie de l’enfant. » La dose de vaccin reste, en revanche, la même.

De nombreux créneaux disponibles

Entre mardi et mercredi, 350 rendez-vous ont été pris pour des jeunes entre 12 et 17 ans, soit un peu plus de 12% des vaccinés sur ces deux journées. De nombreux autres créneaux sont disponibles. « J’ai été étonnamment surpris de la rapidité du rendez-vous, confie Yannick, venu avec sa fille. Il y avait des disponibilités toutes les heures, et c’était parfait un mercredi après-midi. » Les rendez-vous sont à prendre sur doctolib.fr.

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