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Pétition lancée par une clermontoise : 400 000 signatures pour demander la grâce de Jacqueline Sauvage

La pétition pour réclamer la grâce présidentielle pour Jacqueline Sauvage, condamnée à 10 ans de prison pour avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal, avait été créée à Clermont-Ferrand, à l'initiative d'une militante d'Osez le féminisme 63.
François Hollande recevra vendredi 29 janvier, dans l'après-midi à l'Élysée, les filles et les avocates de Jacqueline Sauvage, qui réclament une grâce présidentielle après la condamnation à 10 ans de réclusion de cette femme de 68 ans pour le meurtre de son mari violent. La cour d'assises du Loir-et-Cher a confirmé en appel le 3 décembre la condamnation à 10 ans de réclusion de la mère de famille, reconnue coupable d'avoir tué son mari de trois coups de fusil dans le dos en 2012, après 47 ans d'enfer conjugal.

C'est au lendemain de ce procès en appel de Jacqueline Sauvage, qu'une militante d'Osez le féminisme 63 décide de réagir. Elle crée une pétition en ligne pour réclamer la grâce présidentielle. "Pour moi, l'histoire de Jacqueline Sauvage est très symbolique de la non-prise en charge des femmes victimes de violences en règle générale en France, explique la militante féministe. Si elle avait été prise en charge à un moment donné, si on avait les moyens pour protéger les femmes victimes de violences aujourd'hui, elle aurait pu partir, elle aurait pu se protéger et protéger ses enfants. Sauf que pendant 47 ans elle a été toute seule...".

Dans le même temps, une autre pétition voit le jour sur la plateforme change.org, les deux textes seront vite regroupés en un seul. En un peu moins de deux mois, 400.000 signataires vont se joindre à la mobilisation. La demande de grâce de Jacqueline Sauvage est soutenue par de nombreuses personnalités de tous bords politiques, parmi lesquelles la maire PS de Paris Anne Hidalgo, l'ex-eurodéputé et leader écologiste Daniel Cohn-Bendit,le dirigeant du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) et le président de l'UDI Jean-Christophe Lagarde.
Jacqueline Sauvage "a été injustement condamnée à cause d'un vide juridique rétrograde ne considérant pas que la légitime défense puisse s'appliquer sur une vie entière", selon son Comité de soutien, qui réclame sa "libération immédiate".





L'Élysée a fait savoir que François Hollande avait "bien entendu la mobilisation" pour obtenir la grâce présidentielle de cette mère de famille, ajoutant toutefois qu'il fallait "suivre la procédure"
Les filles de Jacqueline Sauvage ont "bon espoir qu'il s'agisse d'un premier pas vers la grâce présidentielle", ont précisé pour leur part les deux avocates de la mère de famille, Maîtres Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta,  précisant que François Hollande les recevait pour "avoir une connaissance exhaustive et approfondie de cette affaire. Nous ne pouvons que nous réjouir de cette première démarche", ont-elles poursuivi, estimant que le chef de l'État "démontrait ainsi qu'il est non seulement à notre écoute, à l'écoute de Jacqueline Sauvage, mais aussi à l'écoute des françaises et français (anonymes, artistes, politiques) qui se sont manifestés massivement pour soutenir la demande de grâce présidentielle déposée (...) le 23 décembre".

L'entourage du chef de l'État avait également rappelé que des "circonstances exceptionnelles" étaient nécessaires pour justifier une grâce présidentielle.

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Pétition pour la grâce de Jacqueline Sauvage

 

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