Puy-de-Dôme : malaise au Centre Départemental de l’Enfance et de la Famille de Chamalières

Le Centre de l'Enfance de Chamalières fait face à des services en sureffectif et à un manque de moyens. / © MEHDI FEDOUACH / AFP
Le Centre de l'Enfance de Chamalières fait face à des services en sureffectif et à un manque de moyens. / © MEHDI FEDOUACH / AFP

Personnels débordés, manque de moyens et de place, le Centre Départemental de l'Enfance et de la Famille de Chamalières (Puy-de-Dôme) est en proie depuis cet été à un contexte de crise. 

Par Solenne Barlot

L'Assemblée Générale tenue le 8 octobre après-midi au Centre de l'Enfance de Chamalières (Puy-de-Dôme) a mis le feu aux poudres. "Le budget présenté ne tient pas compte de nos revendications", constate Pierre Bourrier, représentant du personnel. Depuis plusieurs mois, le bilan fait par ce délégué syndical est alarmant :"Le personnel est en souffrance, on fait face à beaucoup d'arrêts maladie, il y a un sureffectif sur l'ensemble des services qui remet en cause les conditions d'accueil des enfants." Des services prévus pour accueillir douze à treize enfants en comptent parfois seize ou dix-sept.

7500 journées supplémentaires depuis le début de l'année

En tout, l'établissement a dû faire face à 7500 journées supplémentaires."Ce sont des situations qui peuvent engendrer une dégradation des soins apportés aux enfants", met en garde Pierre Bourrier. La direction a également constaté le problème de surcharge des services : "On a eu une période complexe, surtout cet été, qui a favorisé les arrêts-maladie. On a réglé le sureffectif chez les 4-18 ans mais le problème persiste dans les pouponnières", regrette Jean-Michel Lamaison, directeur du centre. 

L'établissement compte 240 places, et un projet départemetal prévoit la création d'une pouponnière pouvant accueillir vingt-quatre enfants. Insuffisant, pour le représentant du personnel :"Les besoins vont bien au-delà, ce n'est pas suffisant pour répondre à la crise qu'on connait". Face à la souffrance au travail et à un budget en deçà des besoins exprimés, un préavis de grève a été déposé pour le 18 octobre. Cette date n'a pas été choisie au hasard selon Pierre Bourrier : "Il y a un Conseil d'administration le 18 octobre au matin, où le budget sera discuté. On espère réussir à faire un peu de bruit."

De nouveaux locaux ? 

Jean-Michel Lamaison, quant-à-lui, tente de trouver des solutions : "Nos locaux, en particulier les pouponnières, ne sont plus adaptés à l'accueil des enfants. Le Conseil Départemental a voté l'attribution d'une enveloppe de 280 000 euros pour lancer les études nécessaires à la réinstallation dans des locaux adaptés, mais c'est sur du moyen terme, ça ne se fera pas dans les trois mois". En attendant, le centre a mis en place des procédés de recrutement pour pallier le manque de personnel. 

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