Puy-de-Dôme : manifestation de soutien aux anciens salariés de Luxfer après 10 jours de blocage

Manifestation ce vendredi 31 janvier à Gerzat devant le site Luxfer en soutien aux ex-salariés / © Didier Bert / FTV
Manifestation ce vendredi 31 janvier à Gerzat devant le site Luxfer en soutien aux ex-salariés / © Didier Bert / FTV

Les anciens salariés de Luxfer, à Gerzat, près de Clermont-Ferrand, campent dans leur usine depuis 10 jours dans un bras de fer avec la direction pour protéger leur outil de travail. L'union départementale de la CGT a organisé vendredi une manifestation de soutien. Elle exige une réponse de l'État. 

Par Emma Derome

Cela fait 10 jours que les anciens salariés de Luxfer, dont le site est fermé depuis juin 2019, campent 24h/24 dans leur usine.

Ils soupçonnent la direction de ce site, où étaient fabriqués des bouteilles de gaz à haute pression, de vouloir "casser illégalement" leur outil de travail, dont ils ont besoin dans le cadre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) mis en place depuis le licenciement de 120 salariés.
 


La CGT a organisé ce vendredi 31 janvier une manifestation sur le site de Gerzat dans le but de faire réagir l'État et de soutenir les ex-salariés 
 

Ce que les salariés attendent, c’est qu’il ait un signe fort de l’État qui s’est complètement désengagé dans ce dossier. On a rencontré la secrétaire d'État Emmanuelle Wargon la semaine dernière lors de son passage sur Clermont-Ferrand. Elle s’était engagée à ce que ça bouge rapidement. Cette semaine, aucune nouvelle. On veut qu’enfin les salariés aient des réponses à leurs questions, et si ce n’est pas le cas, le mouvement va se durcir.
Ghislain Dugourd, secrétaire général de l’union départementale CGT Puy-de-Dôme

 
Les ex salariés de Luxfer accusent l'Etat de les abandonner face à leur direction / © Didier Bert / FTV
Les ex salariés de Luxfer accusent l'Etat de les abandonner face à leur direction / © Didier Bert / FTV


Les syndicats déplorent en effet un manque d'interlocuteur au ministère de l'Economie et des Finances concernant leur projet de revitalisation du site et de reclassement des salariés. Ils portent un projet de création d’une société coopérative et participative (Scop), avec un démarrage effectif de 35 salariés, avant un passage prévu à 60 employés. 

 

Les syndicats ont déploré l'absence de la préfète, qui leur a proposé un rendez-vous la semaine prochaine.

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