Puy-de-Dôme : un pompier roué de coups lors d’une intervention

Samedi 2 novembre, lors d’une intervention, un pompier de Cournon d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, a été agressé par un individu sous l'empire de stupéfiants. / © Nicolas Hugot / France 3 Auvergne
Samedi 2 novembre, lors d’une intervention, un pompier de Cournon d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, a été agressé par un individu sous l'empire de stupéfiants. / © Nicolas Hugot / France 3 Auvergne

Samedi 2 novembre, lors d’une intervention, un pompier de Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, a été agressé par un individu. Ce dernier a été maîtrisé par les policiers.
 

Par Catherine Lopes

Samedi 2 novembre, un pompier de Cournon-d’Auvergne, près de Clermont-Ferrand, a été agressé par un individu, lors d'une intervention. Stéphane Pilté, représentant du Syndicat Autonome du SDIS 63 raconte la scène : « Samedi soir, les pompiers de Cournon d’Auvergne sont partis pour porter secours à une personne blessée à son domicile, dans le centre-ville. Il y avait 2 personnes sous l’empire de stupéfiants. Un individu s’est échappé par la fenêtre. Les 3 pompiers présents ont porté secours à un individu mais le deuxième est revenu sur ses pas et s’est jeté sur un pompier. Il l’a roué de coups. Le pompier a été blessé légèrement. L’agresseur a été maîtrisé par les policiers et a été transporté au CHU de Clermont-Ferrand ».  
 

Un contexte de doléances nationales

Cette agression intervient quinze jours après la manifestation nationale des sapeurs-pompiers à Paris, lors de laquelle ils avaient dénoncé la dégradation de leurs conditions de travail. Stéphane Naël, président du Syndicat Autonome du SDIS 63, explique : « Cette agression est déplorable. Elle intervient, une fois de plus, alors que depuis 2 ans on crie sur tous les toits que la violence ne fait qu’augmenter. De plus, il faut savoir que les effectifs de police sont insuffisants pour la métropole. Que voulez-vous faire avec 4 véhicules de police pour la nuit ? On a manifesté à Paris mais le gouvernement ne fait rien. Nous demandons à être reconnus comme un métier à risques ». Stéphane Pilté ajoute : « Cette agression est symptomatique. Il n’y a pas de différence lorsque vous portez un uniforme, que vous soyez pompier ou policier, vous représentez l’Etat et vous pouvez être une cible. Cela commence à être insupportable ». Après cette agression, une procédure est en cours et une plainte va être déposée par le SDIS.

 

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