Travailler sous la canicule à Clermont-Ferrand, un calvaire

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Écrit par Virginie Cooke

Avec la canicule et des températures qui atteignent plus de 35 degrés à Clermont-Ferrand, travailler sur les chantiers ou dans les cuisines devient une souffrance. 

La chaleur étouffante est difficile à supporter pour ces ouvriers sur un chantier près de Clermont-Ferrand.
A plus de 30 degrés à l’ombre, on ose à peine imaginer la température en plein caniar. Les visages sont marqués, les traits tirés.

Il est midi et la journée est bientôt terminée. Elle avait démarré à l'aube pour éviter les fortes chaleurs de l'après-midi.

« Le matin, de 6 heures à 9 heures, on va dire que ça va. C’est après 9 heures que ça commence à se compliquer quand le soleil sort et que ça tape sur le casque », confie Bastien Magnoli, stagiaire sur le chantier.

Les employeurs doivent fournir 3 litres d'eau aux salariés



En France, il y a pas de limite de chaleur pour cesser le travail. La loi précise simplement que l'employeur doit assurer la sécurité de ses salariés.
En période de canicule, il doit fournir quotidiennement 3 litres d'eau à chacun.

Jean-Luc Garcia, le responsable départemental de la fédération des travaux publics (63) détaille : « Il n’y a pas grand-chose à faire, il faut modifier les horaires de travail, commencer un peu plus tôt le matin. Ca implique des gênes pour les riverains mais il faut compter sur leur compréhension ».


Près de 45 degrés en cuisine... 



Pascale Di Manutoest pizzaïolo et travaille toute l'année dans la chaleur de son four. Avec la canicule, le mercure est encore monté d'un cran.

Il  raconte : « Ces derniers jours, c’est terrible. C’est difficile de tenir mais on a l’habitude. Il faut boire beaucoup car on transpire beaucoup. Ici il fait environ 45 degrés. Le four arrive à 500 degrés et il faut le tenir bien chaud sinon la pizza n’est pas bonne ! »



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A clermont-Ferrand, les travailleurs souffrent de la canicule