Coronavirus COVID-19 : quand les pharmaciens fabriquent leur propre gel hydro-alcoolique

Dans la lutte contre l'épidémie de Coronavirus COVID-19, les pharmaciens sont autorisés à fabriquer leur propre solution hydro-alcoolique, c'est le cas à Saint-Georges-de-Mons (Puy-de-Dôme). / © A. Rozga / FTV
Dans la lutte contre l'épidémie de Coronavirus COVID-19, les pharmaciens sont autorisés à fabriquer leur propre solution hydro-alcoolique, c'est le cas à Saint-Georges-de-Mons (Puy-de-Dôme). / © A. Rozga / FTV

En raison du Coronavirus COVID-19, pour faire face à la pénurie de gel hydro-alcoolique, les pharmaciens sont autorisés à préparer leur propre solution désinfectante. Une pharmacie de Saint-Georges-de-Mons (Puy-de-Dôme) a lancé sa production maison.
 

Par S.B avec Alexandre Rozga

Pour se protéger contre le Coronavirus, dans le Puy-de-Dôme, à Saint-Georges-de-Mons, une pharmacie a décidé de fabriquer sa propre solution hydro-alcoolique. Pour faire face à la pénurie, le Ministre des Solidarités et de la Santé vient d'autoriser les pharmaciens d'officine et hospitaliers à préparer leur propre gel : « Je réalise la préparation de la solution selon la recette de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé). On commence par verser l’alcool, environ 90% du flacon, ensuite je rajoute de l’eau oxygénée », explique Valérie Alles, préparatrice en pharmacie. Elle termine sa préparation par du glycérol et de l'eau distillée, pour obtenir une solution hydro-alcoolique sans le produit gélifiant ajouté par les fabricants.

Une recette qui nécessite un matériel adapté

Les flacons sont étiquetés avec un numéro de lot et obligatoirement stockés avant la mise en vente. « Ces flacons vont être stockés pendant 72 heures afin d’éliminer d’éventuels spores bactériennes qui peuvent rester sur le flacon et dans les matières comme l’alcool ou l’eau distillée », affirme Valérie Alles. Si la recette paraît simple, il n'est pas conseillé de la réaliser à la maison : « Les produits utilisés peuvent être dangereux, par exemple, l’alcool à 96° ou à 90° émet des vapeurs et il faut un local adapté », alerte Cécile Thomas, vice-présidente du conseil régional de l'Ordre des pharmaciens d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Une pénurie de matières premières

C'est un arrêté paru au Journal Officiel, le 7 mars dernier, qui autorise les seuls pharmaciens d'officine et hospitaliers à préparer des solutions hydro-alcooliques en  cas de rupture de leur approvisionnement. Une mesure valable, jusqu'au 31 mai, pour lutter contre le risque infectieux : « J’espère que la pénurie sera réglée d’ici peu, mais pour le moment, ça va être un peu compliqué car il y a des matières premières qui sont en rupture pour fabriquer cette solution hydro alcoolique notamment le glycérol, l’alcool parfois et même les flacons. Parfois les pharmaciens ont du mal à s’approvisionner », regrette Cécile Thomas. Avec un prix encadré à 3 euros les 100 millilitres, les pharmaciens n'en tirent pas un grand bénéfice, mais prennent leur part dans la lutte contre le Coronavirus.

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