Déconfinement : le succès d’une ressourcerie du Puy-de-Dôme

Le confinement a eu une retombée inattendue : à force de rester à la maison, nombreux sont ceux qui ont pris en grippe leurs meubles. Une ressourcerie de Saint-Maurice-près-Pionsat dans le Puy-de-Dôme fait le plein.
 

Avec le confinement, de nombreux ménages ont souhaité se séparer de meubles ou de bibelots. Ils trouvent une seconde vie à la recyclerie de Saint-Maurice-près-Pionsat dans le Puy-de-Dôme.
Avec le confinement, de nombreux ménages ont souhaité se séparer de meubles ou de bibelots. Ils trouvent une seconde vie à la recyclerie de Saint-Maurice-près-Pionsat dans le Puy-de-Dôme. © Pascale Félix / FTV

A Saint-Maurice-près-Pionsat, la ressourcerie de la commune ne désemplit pas. Le principe est simple : les particuliers viennent y déposer les objets dont ils ne veulent plus. Ils sont ensuite réparés ou customisés pour avoir une deuxième vie. Le confinement a été un déclic. Des années de vie commune et puis la propriétaire de ce meuble a découvert qu'elle ne l'aimait plus et a choisi la séparation. Il va donc refaire sa vie dans le bric-à-brac de la recyclerie. Jean-Yves Coissard, coresponsable de la ressourcerie "La Remise" explique : « Les gens ont passé deux mois devant un buffet et ne peuvent plus le voir. Ils l’ont vu pendant des années et se disent qu’il n’avait pas vu à quel point leur buffet était moche ou à quel point leur canapé était abîmé. Il y une prise de conscience de son intérieur ».

Donner une seconde vie aux objets                        

Renouveler son intérieur, c’est l’objectif des clients. Avec la recyclerie, ils trouvent le lieu idéal pour déposer ce dont ils ne veulent plus. Emilie Verdeau, salariée de la ressourcerie "La Remise", indique : « Vu qu’il n’y a plus de brocantes, les gens nous apportent des objets. Ils ne vendent pas eux-mêmes. Ils ouvrent la porte parce qu’ils veulent se séparer des choses. Ici ça va être réorienté et ça va avoir une seconde vie ».

Une passion à long terme

Ici, les objets délaissés vont pouvoir faire de nouvelles rencontres avec des amoureux  de la récupération. Martine Mialon, chineuse, affirme : "Dès que j’ai su que c’était ouvert, je suis venue. Ca m’avait manqué. C’est le genre de trucs que j’aime bien". Vêtements, livres,  vaisselle, bibelots, parfois le coup de foudre est au coin de l'étagère. Ce béguin pour la nouveauté n'est peut-être qu'une tocade mais les responsables de la ressourcerie parient plutôt sur une passion à long terme.

 

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