Intercommunalité : la Tour d’Auvergne préfère le Massif du Sancy à Rochefort Montagne

A la Tour d'Auvergne, un collectif s'oppose à la nouvelle carte des intercommunalités voulue par la loi Nôtre. La communauté de communes à laquelle ils appartiennent (Sancy Artense) doit fusionner avec la voisine (Rochefort Montagne). Mais ces habitants voudraient rejoindre celle du Massif du Sancy.

Un collectif d’habitants de la Tour d’Auvergne n’est pas franchement satisfait de la nouvelle carte des intercommunalités voulue par la loi Nôtre. Sancy Artense, la communauté de communes à laquelle ils appartiennent, doit fusionner à la fin de l’année avec Rochefort Montagne. Les Tourais, eux, aimeraient rejoindre plus celle du Massif du Sancy.

Carte de la fusion des communautés de communes Sancy Artense et Rochefort Montagne


C’est pour raison que cet hiver à la Tour d'Auvergne, des dizaines de déclarations d'amour ont fleuri un peu partout dans les rues. Ces déclarations d'amour ont un destinataire : le Sancy. Cette initiative est à l’origine d’un collectif d’habitants, « Pas de Sancy sans La Tour », mécontent des futurs contours de leur intercommunalité. Pour eux, le Massif du Sancy est plus représentatif de leur bassin de vie.

Carte de la communauté de communes du Massif du Sancy


« Je pense que d’être avec le Sancy avec nos atouts touristiques qui sont quand même la neige, le plan d’eau, et le thermalisme avec la Bourboule et le Mont-Dore il nous semble qu’il serait plus positif d’être avec le Sancy qu’avec Rochefort Montagne qui a peut-être une activité plus tournée vers le bassin clermontois » explique Josette Rodde, membre du collectif « Pas de Sancy sans la Tour ». 

Habitants et conseil municipal veulent rejoindre le Massif du Sancy

Selon eux, la Tour d'Auvergne est une commune montagnarde tournée vers la neige, le ski, le tourisme. C’est aussi une des compétences majeures des voisins du Sancy. D’ailleurs le domaine nordique de la commune a été monté avec eux. D'où cette demande de départ qui reste pour l'instant sans réponse.

« Le conseil municipal veut aller avec le Sancy, les habitants veulent y aller mais Sancy Artense ne veut pas nous laisser partir. On nous dit que c’est en fait pour les infrastructures, le gymnase, la maison des services, mais nous on n’arrive pas à comprendre pourquoi », interroge Delphine Tournadre, la porte-parole du collectif « Pas de Sancy sans la Tour ».

Dans les faits, l'un des freins semble lié aux enjeux politiques. Mais les aspects financiers comptent aussi. La communauté de Commune Sancy Artense a investi de l'argent à La Tour d'Auvergne. Deux millions et de demi d'euros pour le complexe sportif. En plus, elle y a acheté son siège. Son président, François Marion, n'a pas envie de voir partir ces investissements. En tout cas pas sans contrepartie. « Techniquement tout est possible. Après c’est une question de financement, une question de négociations, je dois dire qu’on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et la fermière », confie François Marion.

Les négociations vont devoir aller vite. La Commission Départementale de la Coopération Intercommunale doit se prononcer le 25 mars. Chaque commune aura ensuite son mot à dire. Si personne ne tombe d'accord d'ici les beaux jours, c'est le préfet qui tranchera.

A la Tour d'Auvergne, un collectif d'habitants s'oppose à la nouvelle carte des intercommunalités voulue par la loi Nôtre. La communauté de communes à laquelle ils appartiennent (Sancy Artense) doit fusionner avec la voisine (Rochefort Montagne). Mais les protestataires ne veulent pas faire partie de cette nouvelle entité. Ils voudraient rejoindre celle du Massif du Sancy . Intervenants : Josette Rodde (Membre du collectif "Pas de Sancy sans La Tour"), Delphine Tournadre (Porte-parole du collectif "Pas de Sancy sans La Tour"), François Marion (Président de Sancy Artense Communauté).