Lycée du Puy-de-Dôme fermé après des menaces de mort : pas de réouverture avant lundi 18 janvier

Fermé depuis le lundi 11 janvier après des menaces de mort, le lycée Pierre-Joël-Bonté de Riom, près de Clermont-Ferrand, ne rouvrira pas avant lundi 18 janvier. L’enquête se poursuit.

A Riom, près de Clermont-Ferrand, le lycée Pierre-Joël-Bonté est placé sous surveillance policière après des menaces.
A Riom, près de Clermont-Ferrand, le lycée Pierre-Joël-Bonté est placé sous surveillance policière après des menaces. © Richard BRUNEL / MAXPPP

Le lycée Pierre-Joël-Bonté de Riom, près de Clermont-Ferrand, fermé après avoir reçu des menaces de mort visant le personnel éducatif, ne rouvrira pas avant lundi 18 janvier, a indiqué mercredi 13 janvier le rectorat. Un "protocole d'accueil avait été prévu pour jeudi 14 janvier mais il a été repoussé en raison de nouvelles menaces reçues mardi soir", a précisé une porte-parole du rectorat. "La décision a été prise d'accueillir les élèves lundi", a-t-elle ajouté.
 

Un carnage

L'auteur du dernier message "dit vouloir venir armé dans l'établissement pour y commettre un carnage", a déclaré le procureur de la République de Clermont-Ferrand Eric Maillaud au site Internet de France Bleu Pays d'Auvergne. "On a la conviction qu'ils sont plusieurs", a-t-il ajouté. Ce lycée avait été fermé lundi 11 janvier en raison d'"insultes et de menaces de mort" reçues par des enseignants et conseillers pédagogiques via l'Espace de travail numérique (ENT), un outil Internet permettant aux établissements de communiquer avec les familles.

Des menaces de violences, de viol et de mort

Trois lycéens ont été placés en garde à vue avant d'être relâchés dans le cadre de l'enquête ouverte pour "menaces de mort sous conditions". Les premiers messages envoyés la semaine dernière étaient "à caractère pornographique" puis se sont transformés en "menaces de violences, de viol et de mort", avait déclaré lundi 11 janvier le procureur.

Une cellule psychologique

Un dernier message comportait en pièce jointe une image en lien avec le djihadisme "comme on en trouve partout", avait-il ajouté, écartant le caractère terroriste de ces menaces. Il avait alors évoqué "des investigations informatiques complexes sans perspective de résultats rapides". Une cellule psychologique a été mise en place dans l'établissement, qui compte environ 1 000 élèves.

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