PHOTOS. Ecureuils, rouges-gorges, libellules...ces superbes rencontres entre une photographe et la nature

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Écrit par Catherine Lopes .

Ambre est une amoureuse de la nature et ses photos en sont l'éclatant reflet. Au hasard de ses balades en Auvergne et ailleurs, elle immortalise la beauté de la faune et de la flore. "Une connexion avec ces animaux et ces insectes", comme elle nous le raconte.

Un bestiaire extraordinaire. Lorsqu’on consulte la page Instagram d’Ambre Benazech, derrière son pseudo « Louu.wildlifephotography », on découvre un univers peuplé de rouges-gorges, de pics-verts ou encore d’écureuils et de libellules. Les photos sont soignées, les animaux pris sur le vif. On pourrait croire au travail d’une photographe professionnelle : il n’en est rien, car la jeune femme de 27 ans est conseillère en insertion professionnelle. Elle vit à Culhat, dans le Puy-de-Dôme. Un peu comme Obélix est tombé dans la potion magique quand il était enfant, la rencontre entre Ambre et la photographie s’est faite très tôt.





Elle raconte : « Cette passion a démarré il y a un peu plus de 10 ans. Ma mère a aussi cette passion de la photo. J’ai commencé sur son vieux boîtier. Je devais avoir une quinzaine d’années. Puis, je ne me suis jamais arrêtée. J’ai eu un nouvel appareil photo pour mes 18 ans et j’ai évolué au fil des années ». Depuis, le virus de la photographie l’a saisie et lui demande pas mal de temps : « C’est une passion à laquelle je consacre le plus de temps possible. Cela peut prendre la forme d’une randonnée sur une journée entière, des visites dans des parcs animaliers ou tout simplement depuis ma baie vitrée dans mon jardin. J’ai toujours mon appareil photo sous la main, donc dès que je peux, je le prends ».



"Immortaliser les moments un peu spéciaux de la nature"

Ambre prend beaucoup de plaisir à saisir ces animaux. Elle se sent proche de la nature : « Ce qui me plaît c’est de réussir à immortaliser les moments un peu incroyables de la nature, de ce qu’elle nous offre. Cela peut être un petit animal qui se promène et qui s’approche un peu de nous, ou des paysages enneigés comme on a pu le voir ces derniers jours. Il s’agit d’immortaliser les moments un peu spéciaux de la nature ». Quand la jeune femme prépare sa photo, elle a un objectif en tête : « C’est un peu le côté sauvage de l’animal que je recherche. On ne peut pas l’approcher mais sur un moment, on arrive à capturer son regard. Il y a un lien, une connexion avec ces animaux et ces insectes. Il y a aussi peut-être la possibilité de les voir de près, grâce aux objectifs qui permettent de zoomer, avec une belle qualité d’image ».



De la patience avant tout

Mais n’allez pas imaginer que tout s’exécute rapidement. La photographie exige de la persévérance : « C’est énormément de patience. Ce sont de longues minutes et de longues heures de mise en place et d’attente du bon moment. Cela demande énormément de patience pour rester avec son appareil photo en main, le doigt sur le déclencheur, prêt à shooter dès que l’oiseau se pose, dès que l’écureuil apparaît. Ensuite, ce sont de longues heures de travail de tri et de travail sur les photos pour pouvoir les rendre plus belles et pour qu’elles soient le plus proche de ce qu’on peut observer. Je pense que c’est un peu la difficulté qui arrive : on a quelque chose en visuel et finalement la photo ne représente pas forcément ce qu’on a pu observer sur le moment ».

L’Auvergne est le terrain de jeu préféré de la jeune femme. Elle explique : « C’est vraiment l’Auvergne que je préfère. J’ai fait beaucoup de balades dans les puys. C’est la nature de manière générale qui me plaît. J’ai un conjoint qui est fan de pêche donc je fais des promenades autour de lacs et de rivières, pour observer la faune sauvage et la nature de manière générale ».

"J’ai appris à essayer de les voir le plus près possible"

En réalisant de nombreuses photos, Ambre est presque devenue incollable sur la faune locale. Elle progresse à chaque fois : « J’ai appris en faisant des photos, en découvrant des espèces, parfois dans mon jardin. Il y a un nouvel oiseau qui se pose sur une branche et je me dis que je ne le connais pas. Je me renseigne et je regarde sur Internet. Je me renseigne aussi sur leurs habitudes, savoir quels sont les meilleurs moments pour les observer. J’ai appris à essayer de les voir le plus près possible ». Pour elle, l’automne et l’hiver constituent ses saisons préférées, en raison des couleurs qu’elles offrent. Elle n’oublie pas d’immortaliser les insectes et les fleurs : « Il est difficile de photographier les insectes. Cela dépend aussi du type d’insecte. S’il ne bouge pas trop ou lentement, cela devient plus facile. Il faut courir après les papillons avant de réussir à les attraper avec l’objectif. Il y a des libellules qui vont se laisser approcher facilement et d’autres pas du tout. Pour les fleurs, il y a tout ce travail sur ce qu’on appelle la macro. C’est une photographie de près, avec un maximum de détails. C’est important pour moi mais peut-être moins que les animaux de manière générale ».



La rencontre avec un écureuil

Son travail de photographe amateur l’emmène parfois dans des parcs animaliers : « J’ai fait le zoo de Beauval plusieurs fois, le parc animalier d’Auvergne, le parc des loups en Creuse. J’apprécie aussi de pouvoir aller prendre des photos des animaux qu’on a un peu moins l’habitude de voir dans la nature ».





Parmi tous ses clichés, Ambre garde en mémoire une rencontre avec un écureuil. Elle évoque ce souvenir : « Un petit écureuil était dans le jardin de mes voisins et je le voyais souvent se promener. Il y a eu une journée où il m’a offert un moment incroyable : il est resté assez longtemps sur son arbre. J’ai pu l’approcher de très près pour pouvoir faire cette photo-là. Cela a été 10 à 15 minutes où il m’a laissé l’approcher. Les écureuils sont assez peureux et ne se laissent pas approcher. Celui-là m’a donné un bon moment de partage ».



Instagram devenu incontournable

La photographe n’est jamais loin de son boîtier Canon et de ses 3 objectifs : un pour la macro, un téléobjectif qui va jusqu’à 300 mm, un objectif 18-135 pour les paysages. Elle estime qu’Instagram est désormais devenue une vitrine incontournable pour son art : « Cela apporte de la visibilité mais c’est aussi le plaisir de partager les photos qu’on a pu faire. Il y a aussi le plaisir de rencontrer d’autres photographes. J’en suis pas mal qui sont sur la région ou ailleurs, et avec lesquels je peux échanger sur cette passion ». Interrogée sur la possibilité de devenir un jour photographe professionnelle, voici sa réponse, en toute humilité : « J’y ai pensé plusieurs fois et mon entourage me l’a souvent suggéré. Je suis aussi bien consciente qu’il y a énormément de personnes qui se lancent, que ce n’est facile car il y a beaucoup de concurrence. Je reste aussi assez objective sur mon travail. Il y a des personnes qui font des photos 100 fois plus belles que les miennes. Je ne pense pas me lancer un jour en tant que pro, en tout cas pas tout de suite et pas sur une activité principale ». En attendant que ce jour arrive, Ambre part à la recherche d’un nouvel instant à immortaliser, un moment qui la fera vibrer et qui émouvra peut-être d’autres internautes attentifs à son travail.

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