Puy-de-Dôme : depuis la mise en place du pass sanitaire, l’inquiétude du Parc animalier d’Auvergne

Après 7 mois de fermeture, le Parc animalier d'Auvergne d’Ardes-sur-Couze, dans le Puy-de-Dôme, comptait vraiment faire le plein cet été. Mais depuis l'entrée en vigueur, ce mercredi 21 juillet du pass sanitaire, le parc a immédiatement constaté les effets. La fréquentation a diminué.
A Ardes-sur-Couze, depuis l'entrée en vigueur, ce mercredi 21 juillet du pass sanitaire, le Parc animalier d'Auvergne a immédiatement constaté les effets : la fréquentation a diminué.
A Ardes-sur-Couze, depuis l'entrée en vigueur, ce mercredi 21 juillet du pass sanitaire, le Parc animalier d'Auvergne a immédiatement constaté les effets : la fréquentation a diminué. © Stéphane Trentesaux / FTV

A Ardes-sur-Couze, dans le Puy-de-Dôme, le Parc animalier d’Auvergne a ouvert ses portes après 7 mois de fermeture due à la crise sanitaire. Depuis le mercredi 21 juillet, le pass sanitaire est mis en place. A peine leur justificatif  présenté, les touristes sont déjà à la caisse. Ils n'ont pas attendu : du jamais vu à cette période de l'année. Marie Demoulin, directrice adjointe du Parc animalier d'Auvergne, explique : "Depuis la mise en place du pass sanitaire, on a constaté une baisse de 50% du nombre de visiteurs. On était d'habitude à 1 200 visiteurs par jour et là on est plus au tour de 600 à 700. Les 4 prochaines semaines sont cruciales. On va réaliser 30 % de notre chiffre d'affaires. C'est super important qu'il y ait du monde au parc".

La question des saisonniers

L'été rime d'ordinaire avec affluence. Pas moins de16 saisonniers ont été embauchés pour assurer l'accueil et la restauration. Mais faute de visiteurs, ils sont trop nombreux. Alors, pour qu'ils soient tous occupés, les tâches sont redistribuées tous les jours. Tiphaine Girard, manager, souligne : "On a dû retravailler les plannings pour pouvoir les occuper et ne pas arrêter leur contrat, pour mener à bien leur job d'été jusqu'à la fin de l'été. C'est important pour eux, généralement il y a des permis, des appartements, des boulots qui sont en jeu derrière. On essaie de les garder au maximum".

Des investissements

Malgré la crise sanitaire, le parc a continué d'investir en créant un restaurant mais aussi deux enclos pour les pudus et les panthères de l'amour. Un budget conséquent qu'il faut maintenant amortir. Marie Demoulin précise : "On a fait des investissements pour plus d'un million d'euros cette année. Si on n'a pas de chiffre d'affaires qui rentre, on ne va pas pouvoir faire d'autres investissements l'année prochaine. On va être vraiment limités dans les années futures". Les touristes sont très attendus. L'été dernier, ils étaient venus en nombre, permettant au parc de sauver son année.

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