Puy-de-Dôme : le point sur la carte scolaire de la rentrée 2021

La liste des classes qui pourraient être fermées à la rentrée 2021 dans le Puy-de-Dôme n’a pas été discutée vendredi 5 février, les représentants des syndicats et des élus ont refusé de siéger lors du Comité Départemental de l’Education Nationale.

Chaque année, les modifications de la carte scolaire qui entrainent l’ouverture et la fermeture de classes font l’objet de discussions tendues entre l’Education Nationale d’une part, les parents d’élèves, les syndicats et les élus d’autre part. Pour la rentrée 2021, l’Inspection d’académie du Puy-de-Dôme avait construit son programme sur la fermeture de 41 classes de maternelles et de primaires et sur l’ouverture de 22 classes. Mais ce schéma annoncé le 29 janvier avait suscité bien des critiques. Si bien que c’est un tableau corrigé qui a été présenté au cours de la matinée du 5 février lors du Comité Technique Spécial de l’Education Nationale : 11 fermetures de classes ont été retirées de la liste avec le maintien des 22 ouvertures.

Mais c’est une évolution qui n’a pas complétement satisfait les syndicats, à l’image du SNUIPP qui s’appuie sur les dernières déclarations de Nathalie Elimas, la secrétaire d’Etat chargée de l’éducation prioritaire auprès du Ministre de l’Education Nationale Jean-Michel Blanquer. Répondant aux questions des sénateurs mercredi 3 février, elle affirmait que "dans les communes de moins de 5000 habitants, aucune classe n’a fermé sans l’accord de maire, depuis la rentrée 2020. Malgré la baisse du nombre d’élèves - moins 195 000 depuis 2017 – nous augmentons les moyens" Une argumentation sur laquelle s’appuie Amélie Prunet-Foch, déléguée syndicale SNUIPP-FSU du Puy-de-Dôme : "En milieu rural, la création de classes uniques de la petite section de maternelle au CM2 conduira à un enseignement dégradé. L’annulation de 11 fermetures sur 41, on s’en réjouit mais la logique générale nous échappe, pourquoi dans certains endroits et pas dans d’autres ? L’Inspection d’académie n’a pas tenu compte des déclarations de la Secrétaire d’Etat, il faut qu’elle demande au Ministère une dotation supplémentaire en postes. Les règles changent et on tient les CTSEN sans tenir compte des mesures annoncées au niveau national"

La discussion reportée au 22 févier

En fin de matinée, les syndicats ont décidé de boycotter la réunion du Comité Départemental de l’Education Nationale qui devait se tenir l’après-midi, appuyés par les élus. "J’ai bien retenu qu’un effort est fait, la chose positive c’est l’abandon de la fermeture de 11 classes mais il reste des cas à discuter" explique Sébastien Gouttebel, représentant des maires au CDEN et président de l’association des maires ruraux du Puy-de-Dôme. "Il faudra organiser une seconde réunion. Les élus locaux, nous demandons le statu quo, qu’on laisse passer la crise du Covid et qu’on en reparle l’année prochaine. Certes il peut y avoir des aménagements mais aller vers des classes à 25, c’est aller contre les mesures sanitaires".

"Le Conseil Départemental de l’Education Nationale n’a pas pu se réunir aujourd’hui car le quorum n’était pas atteint et la réunion est reportée au 22 février" confirme Michel Rouquette le Directeur Académique des Services de l’Education Nationale dans le Puy-de-Dôme. "La première carte scolaire avait sa cohérence, on est convaincu que là où il y avait 10 élèves ou moins on pouvait passer à 18 ou 20 par classe. Les évolutions nous permettent de maintenir le dialogue face à l’incompréhension et à la colère. Au global, nous proposons 22 ouvertures de classes, 21 créations de postes de remplacements, la création de 5 postes en RASED et un en ULIS pour les élèves en difficulté et la création de 6 postes permettant d’augmenter les décharges de direction d’écoles, soit 55 mesures d’ouverture et 29 fermetures de classes".

Les écoles où des classes pourraient fermer :  

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