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Puy-de-Dôme : comment les urgences de l'hôpital de Riom gèrent le manque d'effectif

 Les équipes du service des urgences de l'hôpital de Riom (Puy-de-Dôme) doivent faire face à un sous-effectif constant et des bâtiments qui ne sont plus adaptés. (Photo d'illustration). / © Stéphane Lartigue / Max PPP
Les équipes du service des urgences de l'hôpital de Riom (Puy-de-Dôme) doivent faire face à un sous-effectif constant et des bâtiments qui ne sont plus adaptés. (Photo d'illustration). / © Stéphane Lartigue / Max PPP

Au service des urgences de l'hôpital de Riom, le manque d'effectif criant est devenu courant mais des mesures se mettent en place en ce début d'année pour garder la tête hors de l'eau.

Par Aurélia Abdelbost

"Je suis arrivé ce matin, il y avait 10 patients sur des brancards, nous sommes toujours en tension mais on tient le cap", témoigne Guilhem Sola, chef des urgences de l'hôpital de Riom (Puy-de-Dôme), jeudi 10 janvier. Il travaille depuis 11 ans dans l'établissement et a vu la situation se détériorer à Riom comme dans de nombreux établissements en France :

On est passé de 14 000 passages année à 18 000 en quelques années et on s'occupe aussi maintenant des courts séjours gériatriques, ce qui est lourd à traiter.

Ce dernier estime qu'il manque 5 médecins équivalents temps plein.

 

"J'ai bon espoir que la situation s'améliore"

Le manque d'effectif est criant dans ce service et la sonnette d'alarme est tirée en permanence par son chef même si pour lui, il n'est pas question de voir le verre à moitié vide. "J'ai bon espoir que la situation s'améliore", lance-t-il. Pour cela, des mesures se mettent en place comme la réorganisation de l'unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD).

Depuis lundi 7 janvier, une phase de test a été lancée avec un médecin dédié, présent le matin comme l'après-midi : "Cela permet d'assurer un suivi plus régulier, quand il arrive le matin, le médecin connaît déjà les dossiers des patients entrés l'après-midi de la veille".

Un poste d'aide-soignant est également prévu et devrait bientôt être pourvu. "On va peut-être aussi embaucher un interne bientôt", ajoute Guilhem Sola.

La réflexion pour trouver d'autres réponses est en cours. Mardi 9 janvier, une première réunion a eu lieu avec l'Agence Nationale d'Appui à la Performance (Anap) des établissements de santé et médico-sociaux, un organisme national qui permet aux structures d'échanger sur leur situation. "C'est bien car parfois d'autres ont trouvé des solutions auxquelles on n'avait pas pensé", indique le chef des urgences. Dans le cadre de ce projet, des experts devraient également venir visiter l'hôpital entre fin février et début mars. 
 

Des travaux à venir

Ce qui fait tenir l'équipe des urgences, c'est aussi la création à venir de nouveaux bâtiments. Le besoin d'espace est considérable : "Le bâtiment a été créé pour 10 000 passages années [contre 18 000 aujourd'hui, ndlr]", souligne Guilhem Sola. Le projet de travaux en est à la phase de discussion avec l'architecte, un appel d'offre devra ensuite être lancé. Guilhem Sola espère un début des travaux pour la fin de l'année. Il va donc falloir patienter encore un peu.

Pour pallier le manque d'effectif, l'hôpital de Riom doit également gagner en attractivité, ce qui s'annonce plus compliqué même si le chef de service des urgences peut compter sur une "équipe soudée" pour espérer fidéliser les intérimaires de passage.

 

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