Puy-de-Dôme : le maire de Saint-André-le-Coq victime de tags injurieux à son domicile

La propriété du maire de Saint-André-le-Coq, dans le Puy-de-Dôme, a été recouverte de tags injurieux début octobre. / © Dominique Buisson
La propriété du maire de Saint-André-le-Coq, dans le Puy-de-Dôme, a été recouverte de tags injurieux début octobre. / © Dominique Buisson

Dimanche 6 octobre au matin, Dominique Busson, maire de Saint-André-le-Coq (Puy-de-Dôme) a eu la désagréable surprise de constater que des insultes à son égard avaient été taguées sur les murs de sa propriété pendant la nuit. L'incident laisse l'élu local en plein désarroi. 

Par Solenne Barlot

"Je n'ai pas pris un coup de couteau physique, mais moral", déplore Dominique Buisson, maire de Saint-André le Coq, face au vadalisme et aux insultes dont il a été victime. Il se dit "écoeuré mais pas surpris" suite à la montée d'incivilités qu'il a constatée dans sa commune.

Ces tristes évenements ont déclenché une vague de solidarité de la part de ses administrés :"J'ai reçu beaucoup de messages de soutien, les gens sont touchés par ce qui m'arrive". L'incident est pris très au sérieux par la préfecture du Puy-de-Dôme : une rencontre était prévue mardi matin à Maringues entre la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc et le maire.

Pour Dominique Buisson, qui a déposé plainte, ces tags sont le reflet d'une réalité qui concerne tous les maires de communes rurales : "Il y a un manque de police rurale, le maire fait tout dans la commune, alors forcément c'est lui qui porte le chapeau dès qu'il y a de l'insatisfaction".

"Les maires sont trop isolés"

Ces tags injurieux ont choqué Sébastien Gouttebel, président de l'association des maires ruraux du Puy-de-Dôme et maire de Murol. Lui aussi dénonce un isolement des maires des petites communes qui se sentent plus exposés que les autres élus :"On est à portée d'engueulade, parfois les gens oublient que le maire n'est que le maire". Si ce genre d'acte reste exceptionnel, il pose la question du maillage territorial des services de l'Etat. "On manque de moyens publics, il faudrait que le maire fasse tout. Il faut se blinder et ne pas avoir besoin de reconnaissance" regrette Sébastien Gouttebel. Pour lui, ce genre d'acte a beaucoup plus d'impact dans les petites municipalités : " ça déborde sur nos vies privées, ça touche nos familles, c'est en cela que c'est plus violent."
 

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