Puy-de-Dôme : un policier de la CRS 48 se suicide avec son arme de service

Dans le Puy-de-Dôme, à Châtel-Guyon, près de Clermont-Ferrand, un policier de la CRS 48 s’est suicidé sur son lieu de travail, mardi 10 mars en fin de journée, avec son arme de service. Il était âgé de 56 ans. Une cellule psychologique a été mise en place.
Un policier de la CRS 48 de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme) s'est suicidé sur son lieu de travail avec son arme de service mardi 10 mars en fin de journée.
Un policier de la CRS 48 de Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme) s'est suicidé sur son lieu de travail avec son arme de service mardi 10 mars en fin de journée. © Guillaume Bonnefont /MAXPPP
A Châtel-Guyon (Puy-de-Dôme), près de Clermont-Ferrand, un CRS de 56 ans s'est suicidé avec son arme de service sur son lieu de travail sans fournir d'explication à son geste, a annoncé mercredi la police. Mardi 10 mars, en fin de journée, l'épouse de ce CRS, inquiète de ne pas le voir rentrer du travail, avait contacté le commissariat de Clermont-Ferrand, a précisé à l'AFP une porte-parole de la police.

"Il n'y avait aucun signe avant-coureur"

Les policiers de Riom se sont alors rendus, vers 21 heures, dans les locaux de la CRS (Compagnie républicaine de sécurité) 48 de Châtel-Guyon où travaillait ce major et ont découvert son corps sans vie dans le garage de l'unité. "Il n'a laissé aucun message, et il n'y avait aucun signe avant-coureur, c'était quelqu'un de discret sur sa vie personnelle", a précisé à l'AFP Frédéric Poisson, délégué syndical de l'Unité SGP Police FO.

Marié et père de 2 enfants

Cet homme chargé de formation, qui était marié et père de deux enfants, avait effectué plusieurs missions en Centrafrique pour l'ONU. "C'était un très bon formateur, très pédagogue. Hier (mardi), il avait travaillé normalement et même préparé une intervention qu'il devait effectuer prochainement devant des scolaires", a ajouté Frédéric Poisson.

Une cellule psychologique mise en place 

"Nous sommes abasourdis, l'ambiance est très lourde ce mercredi matin", a souligné le délégué syndical, précisant qu'une cellule psychologique avait été mise en place. La police du Puy-de-Dôme a dit dans un tweet s'associer "à la peine de sa famille et de l'ensemble de la compagnie de Châtel Guyon ". La Police Nationale a ajouté, également sur Twitter : "Profonde peine après le suicide de l'un de nos camarades de la Police Nationale du Puy-de-Dôme. Nos pensées émues accompagnent sa famille, ses amis et nos collègues."  
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