Puy-de-Dôme : pourquoi les laboratoires de biologie médicale seront fermés du 22 au 24 octobre

Les laboratoires de biologie médicale seront fermés du 22 au 24 octobre afin de manifester leur mécontentement, dans le Puy-de-Dôme comme partout en France. / © Vanessa MEYER/ MAXPPP
Les laboratoires de biologie médicale seront fermés du 22 au 24 octobre afin de manifester leur mécontentement, dans le Puy-de-Dôme comme partout en France. / © Vanessa MEYER/ MAXPPP

Les laboratoires de biologie médicale seront fermés du 22 au 24 octobre afin de manifester leur mécontentement, dans le Puy-de-Dôme comme partout en France. Le ministère de la Santé et la Caisse d’assurance maladie prévoient une baisse de leurs tarifs.
 

Par Catherine Lopes

La grève des laboratoires d’analyse médicale se durcit. Après une grève partielle du 23 septembre au 1er octobre suivie par 95% des établissements, le mouvement est reconduit toute la journée les 22, 23 et 24 octobre. Pierre-Jean Rivet, médecin biologiste à Beaumont dans le Puy-de-Dôme, précise : « On ferme toute la journée mardi, mercredi et jeudi à la patientèle. Mais nous prendrons en compte les demandes des établissements de soins et des infirmières libérales ». Si le mouvement se durcit, c’est parce que les négociations entre les syndicats et l'Assurance maladie ont échoué. En effet, les laboratoires s’insurgent contre une future mesure du ministère de la Santé et de la Caisse d’assurance maladie qui préconisent une baisse de la tarification des actes de 10% sur 3 ans. Pierre-Jean Rivet souligne : « Pendant une dizaine d’années, la biologie médicale s’est restructurée et a fait des efforts. Là on nous en demande encore plus. A terme, pour les petits laboratoires de proximité, ça va être compliqué de rester ouverts. C’est tout le maillage territorial qui va être touché ».

Au bord de la rupture économique

D’après un communiqué des quatre syndicats de biologistes (SDB, SNMB, SLBC, SJBM), « Ce que refuse d’admettre l’Assurance maladie, c’est que cette très faible augmentation s’est avérée tout à fait insuffisante pour suivre la croissance naturelle de la demande de biologie médicale liée à l’évolution démographique de la population (vieillissement, explosion des maladies chroniques…), à l’innovation et à l’apport incontestable des examens de biologie médicale pour établir les bons diagnostics et les bons traitements (70% des décisions médicales s’appuient sur un examen de biologie médicale). Résultat, les biologistes médicaux ont dû faire 1 milliard d’économies en dix ans. La profession s’est adaptée autant qu’elle le pouvait, en se restructurant tout en réussissant à maintenir les laboratoires de proximité pour continuer à accueillir quotidiennement 500 000 patients. Mais nous sommes aujourd’hui au bout de cette logique et au bord de la rupture économique ».

 

Sur le même sujet

Chorale de Roanne/ASVEL : 69-73

Les + Lus