Puy-de-Dôme : un projet de SCOP pour reprendre Dietal

Le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand examine le 29 décembre, les projets de reprise de l'entreprise Dietal de Saint-Georges-de-Mons. Sur les 4 repreneurs potentiels, figurent les salariés de Dietal eux-mêmes, regroupés en Société coopérative et participative (SCOP).

Les salariés de Dietal détaillent leur projet de reprise via une société coopérative, ce lundi 28 décembre. (Photo d'archives)
Les salariés de Dietal détaillent leur projet de reprise via une société coopérative, ce lundi 28 décembre. (Photo d'archives) © O.Martinet/FTV

Ce lundi 28 décembre, à la veille de l’examen par le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand des projets de reprise de Dietal à Saint-Georges-de-Mons (Puy-de-Dôme), les salariés font le point sur leur projet de SCOP (en Société coopérative et participative). Ils mettent sur la table une pile de chèques d'un montant de 500 à 15 000 euros. Ce sont les parts sociales des futurs sociétaires salariés de la SCOP Dietal : « Chacun aura sa voix au moment de l’assemblée générale, par contre l’entreprise aura un conseil d’administration, aura un PDG, et aura une structure d’exploitation comme toutes les autres entreprises, sauf qu’elle s’appropriera son destin », affirme Ludovic Desmarchelier, porteur du projet.

Plus de 70 salariés sociétaires

Plus de la moitié des 137 salariés restants ont adhéré au projet. Leur offre de rachat s'élève à plus de 700 000 euros, près de 2 fois plus que les 3 autres dossiers de reprise. « Le fait que ce projet soit porté par un très grand nombre de salariés, futurs sociétaires, qui sont aujourd’hui plus de 70 à avoir souscrit du capital dans l’entreprise, ça montre leur motivation, leur dynamisme, mais aussi une très grande stabilité de l’entreprise dans les Combrailles. Dans un schéma SCOP, il est complétement impossible de déménager l’entreprise », expliquait Jean-Philippe Nicolaux, délégué Auvergne de l'Union régionale des SCOP.

L'innovation, clef du succès ? 

Pour faire de Dietal un des acteurs majeurs de la conception et de la fabrication de luminaires professionnels, le projet de SCOP table sur l'innovation, notamment dans le domaine de la désinfection du COVID « On sait que 95% de nos produits n’existaient pas il y a 5 ans, même en remontant 2 ans en arrière, il y a plus de la moitié de nos produits qui ont été créés très récemment. On sait que dans ce métier de l’éclairage, c’est vital et nécessaire de développer sans arrêt de nouveaux produits », précise Jean-Pierre Cercley, responsable innovation-recherche-développement SCOP Diétal. Ce projet de reprise des salariés permettrait de conserver 113 emplois dans les Combrailles, sur les 210 que comptait l'entreprise à l'été 2019.

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