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Puy-de-Dôme : à Theix, l’INRA utilise des vaches à hublots depuis les années 70

Jeudi 20 juin, l’association L214 a diffusé des images de bovins équipés de canules permettant un accès direct à leur système digestif. / © L214 - ÉTHIQUE & ANIMAUX / AFP
Jeudi 20 juin, l’association L214 a diffusé des images de bovins équipés de canules permettant un accès direct à leur système digestif. / © L214 - ÉTHIQUE & ANIMAUX / AFP

Jeudi 20 juin, l’association L214 a diffusé des images de bovins équipés de canules permettant un accès direct à leur système digestif. Un dispositif utilisé à l’INRA de Theix dans le Puy-de-Dôme depuis près de 50 ans.
 

Par Catherine Lopes

L’association L214 a diffusé jeudi 20 juin des images de bovins équipés de canules permettant un accès direct à leur système digestif. La vidéo de ces vaches à hublots a été visionnée plus de 165 000 fois en quelques heures.

A l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) de Theix, dans le Puy-de-Dôme, ce dispositif existe depuis les années 70. Jean-Baptiste Coulon, président du centre INRA Auvergne-Rhône-Alpes, explique : « Le but de ce dispositif est d’avoir accès aux fonctions du tube digestif de l’animal. Chez les vaches, la digestion est très complexe, car l’animal a 4 estomacs ». Il poursuit : « Ce dispositif sert à répondre à des questions comme l’optimisation de l’alimentation des ruminants, des problèmes relatifs à la santé de l’animal, l’amélioration de la qualité des produits comme les matières grasses ou la réduction des émissions de méthane ».

Privilégier les alternatives

Jean-Baptiste Coulon souligne que des alternatives à ce dispositif de vaches porteuses de canules existent. Ainsi, des travaux sur le papier à partir de modèles mathématiques sont mis en place, tout comme des recherches in vitro ou encore l’utilisation de capteurs numériques. A l’heure actuelle, sur le site de Theix, on compte une trentaine de vaches porteuses de canules. « Nous sommes en phase de décroissance. Nous cherchons à chaque fois que c’est possible à utiliser une alternative. Il y a deux fois moins de vaches porteuses de canules qu’il y a 10 ans. Nous pensons à moyen terme de réduire voire de supprimer ce dispositif » affirme Jean-Baptiste Coulon.

La question de la souffrance animale

Quand on l’interroge sur le problème de la souffrance de l’animal, le président du centre INRA Auvergne-Rhône-Alpes rétorque : « Si les animaux sont en mal-être, en souffrance, nos résultats n’ont aucune valeur. Nous y sommes très attentifs. Nous avons des indicateurs de comportement, par exemple si la bête mange, est debout ou est couchée ». Il conclut : « Derrière ces animaux porteurs de canules, on a des gens, des chercheurs et des animaliers de l’INRA. Ils sont excessivement sensibles à l’état de leurs animaux. Ils les suivent et les soignent. Ils sont attentifs à leurs souffrances ».

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