Puy-de-Dôme : la JAVCM joue au basket avec des détenus de la maison d'arrêt de Riom

En détention, le sport est l'activité la plus prisée, les moniteurs de la maison d'arrêt de Riom, dans le Puy-de-Dôme, proposent différentes activités aux détenus. Parfois, des invités de marque viennent participer aux séances. Jeudi 20 février, c'étaient les joueurs de la JAVCM. 
Pendant deux heures, jeudi 20 février, les joueurs de la JAVCM se sont entraînés à la maison d'arrêt de Riom avec les détenus.
Pendant deux heures, jeudi 20 février, les joueurs de la JAVCM se sont entraînés à la maison d'arrêt de Riom avec les détenus. © Camille Da Silva / France 3 Auvergne
Les joueurs de la JAVCM ont quitté leur salle de Vichy pour un entraînement un peu particulier jeudi 20 février. Ils se sont rendus à la maison d’arrêt de Riom, dans le Puy-de-Dôme pour une séance d’entraînement avec quelques détenus. « On voit des personnes, on voit des nouvelles personnes, des sportifs en plus. J’aime bien le sport donc c’est bien. Et on peut parler d’autre chose que de la détention », explique l’un des détenus. 
 

Le sport vecteur de lien social

Sur la base du volontariat, les détenus ont pu se confronter aux joueurs de la JAVCM qui ne voulaient pas manquer ce rendez-vous. « Ca nous permet dans la trêve d’avoir un peu de temps de rigolade et de relâcher un peu. Ce n’est pas le cas à l’entraînement alors ça fait du bien », évoque Momar Ndoye. 

« C’est surprenant et c’est enrichissant. Chaque cas est différent, ils ont des peines différentes, c’est vrai que c’est une bonne initiative. Ce serait à refaire, je le referai avec plaisir », ajoute Arthur Rosenfeld. 
 

12 heures de sport minimum par semaine

En détention, l’activité physique est l’activité la plus prisée. À la maison d’arrêt, 12 heures de sport minimum sont proposées chaque semaine. Des séances qui aident les détenus à rebondir. 
« Il y a une évacuation émotionnelle, c’est positif. Je suis très fatigué et le sport, c’est ce qui permet de canaliser les envies de chacun », affirme un prisonnier. 

Certains sont là pour quelques mois d’autres pour plusieurs années, mais le sport est un passeport de réinsertion sociale. « Il y a les règles brutes, mais il y a aussi l’application de la règle et finalement comme on est sur une certaine forme d’auto-arbitrage, ça ne peut fonctionner que s’ils reconnaissent leur faute, ajoute Guillaume Vizade, entraineur de la JAVCM. Donc ils vont mettre un pied sur la ligne, ils vont donner la balle aux autres. Petit à petit ça s’auto régule et en termes de lien social, il y a un certain respect mutuel »
 

Le sport vecteur à l'intérieur et à l'extérieur

Cédric Jouanny, un moniteur de la maison d’arrêt, confirme, « c’est un défouloir, ce sont des moments de partage. C’est une activité qui est attendue par la plupart. Ca leur permet de canaliser toute leur journée. Le sport est un vecteur à l’intérieur ou à l’extérieur »

Une parenthèse de deux heures dans leur vie carcérale. 
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