Sécheresse dans le Puy-de-Dôme : les mesures de restriction d'eau renforcées

Sur l'ensemble du département du Puy-de-Dôme,à compter du 26 juillet l'arrosage des potagers, plants, espaces verts, etc. est interdit de 8h00 à 20h00. / © Maxime Jegat / MAXPPP
Sur l'ensemble du département du Puy-de-Dôme,à compter du 26 juillet l'arrosage des potagers, plants, espaces verts, etc. est interdit de 8h00 à 20h00. / © Maxime Jegat / MAXPPP

Alors que la sécheresse perdure dans le Puy-de-Dôme, la préfète a décidé de renforcer les restrictions des usages de l'eau à compter du vendredi 26 juillet. Ces nouvelles mesures s'ajoutent à celles déjà en vigueur depuis le début du mois de juillet.

Par Mohamed Benmaazouz

Au vu de l'épisode de sécheresse que connait acutellement le Puy-de-Dôme,  la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc a décidé de renforcer les mesures de restriction d'eau, dejà en vigueur depuis le 4 juillet. Elle place le Puy-de-Dôme en alerte renforcée pour le réseau d'eau potable. Certaines mesures peuvent cependant varier selon les départements. 
Sur l’ensemble du département, l’usage de l’eau à partir du réseau d’eau potable hors consommation courante est :

• interdite de 8h à 20h pour l’arrosage de plants, fleurs, potagers, green, jeux, espaces verts.
• interdite tout le temps pour :
  • les fontaines et jets d'eau alimentés par le réseau d'eau potable sans recyclage ;
  • le lavage des véhicules, hors des installations spécialisées équipées de recyclage d’eau, sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicules sanitaires ou alimentaires) ou une obligation technique (bétonnière...) et pour les organismes liés à la sécurité ;
  •  les manœuvres des bouches/bornes incendie sauf exercices de sécurité indispensables 
  •  le nettoyage de bâtiments, hangars, locaux de stockage (en dehors de la nécessité de salubrité publique et pour raisons sanitaires) ;
  •  le remplissage des piscines individuelles, hors première mise en eau des bassins en construction,

S’ajoutent à ces mesures de restriction :

• A l’échelle des bassins de l’Allier, de la Dore, de la Sioule, de l’Alagnon, de la Dordogne et de l’Ance qui sont en niveau d’alerte avec de 10h à 18h :
  •  l’interdiction des prélèvements dans le milieu naturel,
  •  l’interdiction de remplissage des plans d’eau,
  •  la mise en place de dispositions pour les Installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).

• A l’échelle du bassin du Cher amont : en niveau « crise » avec :
  •  interdiction de tous les prélèvements à l’exception de ceux répondant aux exigences de santé, de salubrité publique, de sécurité civile et d’alimentation en eau potable de la population.
  • interdiction d’utiliser l’eau potable pour d’autres usages que l’alimentation en eau potable de la population, la santé, la salubrité publique et la sécurité civile. 
Vous pouvez retrouver la listes des communes concernées par les restrictions de prélèvements ICI.
 

Les niveaux des nappes atteignent des records jamais connus

Nappes phréatiques historiquement basses, baisse du débit des cours d'eau et diminution de la ressource en eau potable : autant de raisons qui ont conduit à un renforcement des mesures de restriction de l'usage de l'eau.

Les débits des principaux cours d’eau et des affluents ont drastiquement chuté :

l’Allier, la Sioule, la Dore, l’Alagnon sont passés au-dessous de leurs débits d’alerte. Le Cher amont est passé largement au-dessous du débit de crise. La Morge, le Jauron, l’Eau Mère, le Sioulet, l’Ailloux, le Sioulet, la Morge, la Couzes d’Ardes, le Bedat et l’Ambène ont atteint leur débit réservé (débit minimal à préserver).
Par ailleurs, certaines zones du département drainées par les petits cours d’eau proches des sources sont assecs ou avec un écoulement faible.

Nappes phréatiques:

Les niveaux des nappes sont bas, voire très bas en raison d’un faible taux de recharge à l’automne et en début d’hiver. À certains endroits, notamment dans la Chaîne des Puys, les niveaux des nappes atteignent des records jamais connus. L’Agence régionale de santé suit attentivement l’évolution de la situation pour pouvoir apporter des solutions aux collectivités qui pourraient être impactées par la diminution de la ressource en eau potable. À ce jour 5 communes ont fait des demandes d’autorisations temporaires d’utilisation de ressources de secours : Pionsat, Picherande, Lachaux, Chateldon et Charensat.
 

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