“ Technocrature ! ” : le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne interpelle le Premier Ministre

André Chassaigne, président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée Nationale, interpelle le Premier Ministre à l'Assemblée Nationale / © Bertrand Guay/AFP
André Chassaigne, président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine à l'Assemblée Nationale, interpelle le Premier Ministre à l'Assemblée Nationale / © Bertrand Guay/AFP

André Chassaigne, député PC du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe GDR, a vivement interpellé mardi 13 mars le Premier Ministre Édouard Philippe sur la réforme des institutions. Il a dénoncé un "mépris" de l'exécutif et une "technocrature", s'attirant le soutien inhabituel de la droite et du FN.

Par BC avec AFP

André Chassaigne, député PC du Puy-de-Dôme et chef de file du groupe GDR, a vivement interpellé mardi 13 mars le Premier Ministre Édouard Philippe sur la réforme des institutions. Il a dénoncé un "mépris" de l'exécutif et une "technocrature", s'attirant le soutien inhabituel de la droite et du FN.

"M. le Premier ministre, les dernières initiatives du gouvernement sont marquées du sceau du mépris à l'égard de la représentation nationale et donc de la démocratie", a lancé l'élu auvergnat lors des questions au gouvernement, s'attirant des applaudissements sur les bancs de gauche, mais aussi de LR et du FN, dans une atmosphère électrique.

"Mépris avec le recours aux ordonnances pour la réforme ferroviaire, mépris avec le vote bloqué au Sénat pour empêcher l'adoption de notre proposition de loi sur la retraite agricole (...) mépris par le rejet sans discussions de toutes les propositions portées par les groupes d'opposition. Ces coups de force répétés marquent une dangereuse dérive aux accents de dictature technocratique!", a tonné cette figure de l'Assemblée Nationale.

"Ils donnent le ton de la réforme des institutions à venir, avec en particulier la restriction du droit d'amendement des parlementaires", a poursuivi le député du Puy-de-Dôme, réclamant un référendum car "c'est au peuple de choisir s'il souhaite que ses représentants élus soient remplacés par la technocrature !".


A droite, où les élus FN se sont levés pour l'applaudir, un "très bien" a notamment fusé dans l'hémicycle. "Je vous remercie pour votre question nuancée" a ensuite grincé Édouard Philippe, s'étonnant de voir "un député communiste expliquer dans cet hémicycle que le recours
à des dispositifs constitutionnels est un déni de démocratie."

A suivre : l'échange entre André Chassaigne et Edouard Philippe sur le site de l'Assemblée Nationale à partir de 31mn 50 sec.

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