Coronavirus : une entreprise du Puy-de-Dôme inquiète pour ses salariés en Chine

Alors que le coronavirus continue de se répandre, la Chine prend des mesures afin de lutter contre sa propagation. Le groupe Top clean packaging, basé à Peschadoires, dans le Puy-de-Dôme, surveille la situation de près. Une de ses usines est située en Chine, à 300 km du foyer de l’épidémie.
 
Située à Peschadoires dans le Puy-de-Dôme, l'entreprise Top clean packaging s'inquiète pour les salariés de son usine de Suzhou en Chine.
Située à Peschadoires dans le Puy-de-Dôme, l'entreprise Top clean packaging s'inquiète pour les salariés de son usine de Suzhou en Chine. © Claude Fallas / France 3 Auvergne
Lundi 27 janvier, le quotidien Channel News Asia a livré le dernier bilan connu du coronavirus. Il y a désormais 2 816 cas pour 81 décès dans le monde. Berceau de l’épidémie, la Chine a pris des mesures afin de lutter contre la propagation du coronavirus. A Peschadoires, près de Thiers dans le Puy-de-Dôme, les dirigeants du groupe Top clean packaging surveillent de très près l’évolution de la situation. François Berry, directeur général de Top clean packaging, explique : « Depuis 2006, nous avons une usine à Suzhou. Elle est située à environ 300 km de Wuhan, l’épicentre de l’épidémie. Notre usine était fermée depuis une semaine à cause des vacances du Nouvel an chinois. Elle devait rouvrir aujourd’hui. Les autorités nous ont demandé de fermer 3 jours supplémentaires. Cela risque de durer ». 

Là-bas la peur est généralisée

L’usine de Suzhou fabrique des dispositifs médicaux pour le marché chinois et emploie 70 salariés sur le site. Elle produit des pièces techniques et des emballages thermoformés pour le secteur électronique, médical et pharmaceutique. François Berry indique : « Nous sommes inquiets pour nos employés et particulièrement pour un ressortissant français. Il est actuellement en vacances aux Philippines. Sa femme et son fils devraient rentrer en France et lui devrait regagner Suzhou. Là-bas la peur est généralisée. Le virus serait bien plus grave que ce qu’il est dit. J’ai le souvenir d’un tremblement de terre il y a quelques années en Chine pour lequel les autorités ont eu tendance à minimiser le nombre de victimes ». Les dirigeants puydômois espèrent que les mesures prises par le gouvernement chinois permettront d’endiguer l’épidémie et d’éviter une large propagation mondiale. L’usine de Souzhou représente 8% du chiffre d’affaires annuel du groupe.
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