Dans le Puy-de-Dôme, comment les centres équestres font face à la sécheresse

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Écrit par C. L avec Christian Lamorelle

Depuis le 1er août, en raison de la sécheresse, certaines zones du Puy-de-Dôme sont passées en zone "crise" et certaines restrictions ont été renforcées. Cela engendre des problèmes dans les centres équestres près de Thiers, où l'on ne peut plus arroser les manèges et les carrières.

Depuis le lundi 1er août, la préfecture du Puy-de-Dôme a renforcé des mesures de restrictions de l’usage de l’eau, à cause de la sécheresse qui sévit dans le département. Avec l'interdiction stricte d'arrosage, les pistes équestres qui disposent de carrières de sable vont rapidement devenir plus sèches. Pour les chevaux, cela demandera plus d'efforts donc plus de fatigue. Un vrai problème pour un centre comme le domaine de Lavort, situé à Dorat, près de Thiers. Nicolas Barrière, responsable du domaine de Lavort, explique : « Nous sommes une écurie plutôt orientée vers la compétition, un peu en saut d’obstacles et beaucoup en concours complet. La carrière est notre outil de travail privilégié, avec les sauts d’obstacles sur lesquels on travaille pour entretenir la musculation des chevaux. On les fait travailler techniquement sur la souplesse et l’équilibre ».

Les manèges touchés

Il va donc falloir réduire le niveau d'entraînement des chevaux, à l'extérieur comme à l'intérieur, puisque dans les manèges, là aussi, les conditions de travail vont être rapidement modifiées. Nicolas Barrière poursuit : « Comme on ne peut plus les arroser et maintenir une humidité régulière, on va se retrouver avec un sol très poussiéreux qui va potentiellement rendre impossible la pratique de l’équitation à l’intérieur. Cela peut causer des problèmes respiratoires chez les chevaux et nuire au confort des cavaliers ».

Un arrosage interdit

Au centre équestre les Paddocks près de Vollore-Montagne, on organise des balades en pleine nature. En revanche, depuis quelque temps, l'équithérapie a fait son apparition. Une pratique qui s’effectue en carrière, mais rendue impossible sans arrosage. Eugénie Degretere, responsable du centre équestre, souligne : « Nous faisons de la médiation équine, avec un public qui a déjà des problématiques. On travaille dans la poussière et c’est très désagréable pour la respiration, mais surtout pour les chevaux qui sont assez sensibles à la poussière. Cela peut leur déclencher de l’emphysème. Donc pour l’instant, on est obligés d’arrêter l’équithérapie ».

Pour les centres équestres des zones classées en crise, il va falloir être patient car hormis quelques risques d'orage, on n'attend guère de pluie au mois d'août.