Vacances dans le Puy-de-Dôme : le site des Fades Besserve, un patrimoine riche et varié

Pour vos vacances dans le Puy-de-Dôme, le site des Fades Besserve compte de nombreux lieux touristiques comme le viaduc des Fades, le barrage, le méandre de Queuille mais aussi la base de loisirs de Confolant ou encore le pont du Bouchet. Situé dans les Combrailles, il n’a pas fini de vous étonner.
Le méandre de Queuille (Puy-de-Dôme) est l'un des emblèmes des Combrailles et du site des Fades-Besserve.
Le méandre de Queuille (Puy-de-Dôme) est l'un des emblèmes des Combrailles et du site des Fades-Besserve. © S.Barlot/FTV

Situé sur plusieurs communes des Combrailles, dans le Puy-de-Dôme, le site des Fades est un lieu touristique riche et varié. Il tiendrait son nom du mot « fadas », qui signifie fées en ancien occitan, car la légende raconte que des fées vivraient au bord de la Sioule. Tout aussi féérique, l’un des principaux points d’intérêt est le méandre de Queuille. Il s’agit d’une immense boucle formée par la Sioule, que l’on peut voir depuis un belvédère situé sur la commune de Queuille, appelé Belvédère du Paradis. Ce panorama naturel est très apprécié par les touristes et locaux. Le méandre est en eau grâce au barrage de Queuille, situé à environ 1 km en aval. Pour en profiter, la randonnée « La Ronde des Méandres au Viaduc » fait une boucle en partant du bourg de Queuille et offre des points de vue sur le méandre et le viaduc des Fades-Besserve. Comptez environ 3 heures pour parcourir 10 kilomètres.  

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Le viaduc des Fades, "emblème des Combrailles"

Le viaduc des Fades, dont la construction s’est achevée en 1909, est resté pendant longtemps le plus haut viaduc ferroviaire au monde. « C’est un peu l’emblème des Combrailles. La ligne de train a fermé en 2007, et depuis 2009, depuis le centenaire, on s’est focalisés sur ce patrimoine unique », explique Laurent Chevalet, président de l’association Sioule et Patrimoine. Du haut de ses 132 mètres, il traverse la vallée de la Sioule sur près d’un demi kilomètre. Pas moins de 800 ouvriers ont œuvré à construire cet ouvrage. « Le tablier mesure l’équivalent d’un immeuble de 4 étages. Il est en acier. Le souci, c’est qu’il est corrodé, atteint par la rouille. Ce n’est pas un souci mais l’objectif, c’est de le restaurer », ajoute Laurent Chevalet. L’ouvrage a été choisi par la fondation Stéphane Bern pour bénéficier de financements à des fins de restauration.

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Ses 2 colonnes hautes de 93 mètres sont encore aujourd’hui considérées comme les plus hautes piles de pont en pierres maçonnées au monde et ont été construites par la corporation des maçons de la Creuse. Leur base s’entend sur la surface d’un terrain de tennis. « Utilisé autrefois pour le trafic ferroviaire, le train n’y passe plus, mais on peut malgré tout y accéder en vélorail en partant de la gare des Ancizes. C’est toute une descente pour aller jusqu’au viaduc. Les vélorails tournent à la fin du viaduc, font un demi-tour, puis remontent. Ils sont électriques, donc on ne peine pas à remonter », explique Marie Lepissier, directrice de l’Office de Tourisme des Combrailles. Le vélorail, inauguré en juin 2020, a remporté l’adhésion du public. Quelque 15 000 visiteurs étaient attendus sur une saison, ce sont finalement 23 000 personnes qui ont profité de cette activité. Le viaduc peut être admiré depuis le barrage, qu’il domine de toute sa hauteur. 

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« Le site des Fades a un potentiel touristique énorme. On n’est pas Venise, mais il y a un potentiel beaucoup plus important que la fréquentation qu’on a actuellement », se félicite Laurent Chevalet. L’association Sioule et Patrimoine contribue à un projet « InnoFades », pour mettre en valeur le site et attirer de plus en plus de touristes. Le barrage, quant à lui, a été construit en 1968 et est géré par la compagnie d’électricité EDF, créant ainsi le lac de barrage des Fades. On y trouve désormais trois plages, comme la plage de La Chazotte, située sur la commune de Saint-Jacques-d’Ambur, mais également le site du Bouchet.

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La base nautique familiale a le vent en poupe

La plage la plus populaire est celle de Confolant où le village de vacances peut accueillir jusqu’à 500 hôtes. Frédéric Batteux, associé à son frère Jean-Louis, gère la base de loisirs depuis 4 saisons : « On a des pédalos 2 place et 4 places, des canoë-kayak 1 place et 2 place, des paddles et des bateaux sans permis. En ce moment, c’est très calme, mais l’année dernière, on avait entre 300 et 400 personnes par jour ». La base est également dotée de jeux gonflables pour petits et grands, car elle se veut familiale, et la recette fonctionne : « Avec les réseaux sociaux, on a de plus en plus de clientèle, mais nous, sur la base, on a surtout des familles, donc on s’équipe pour occuper les enfants. On a aussi des jeunes qui viennent », explique Frédéric Batteux, qui remarque un engouement de plus en plus important. Cette année, il a dû investir dans de nouveaux pédalos pour satisfaire la demande.

 

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Un potentiel touristique 

« Le plan d’eau était tombé en désuétude depuis une trentaine d’années. C’est un site qui est en train de repartir doucement. On veut proposer des choses que les gens attendent. Il y a une augmentation en termes d’hébergement par exemple, les chiffres vont dans le bon sens », se félicite Laurent Chevalet. Son association envisage de proposer un nouveau parcours de randonnée au départ de la gare des Ancizes avec un audioguide qui contera l’histoire de ce site aux promeneurs.

Ce site accueille une population variée : « Ca a changé avec le confinement. Sur les gens qui viennent vers nous à l’Office de Tourisme, qui représentent environ 10% du total des visiteurs, on a environ 1/3 d’Auvergnats habituellement. Et l’année dernière, ça a encore augmenté car beaucoup de gens sont venus faire du tourisme de proximité », indique Marie Lepissier. Pour l’heure, la saison n’est pas suffisamment avancée pour tirer un bilan complet, mais elle espère que les touristes étrangers et venus de plus loin en France seront plus nombreux cette année. Le site étant vaste et réparti sur plusieurs communes, les collectivités sont fédérées en un syndicat pour gérer harmonieusement les Fades-Besserve.

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