Vacances insolites en Auvergne : les coups de cœur d'une blogueuse

Que vous soyez Auvergnat ou non, cet article peut vous intéresser. Vous avez envie de découvrir autrement votre département, des lieux insolites ? Ou vous êtes touristes et vous ne voulez pas aller dans les lieux trop connus ? Une blogueuse voyageuse nous donne ses lieux insolites en Auvergne.

L’ascension du puy de Dôme ? Déjà fait. Le célèbre rocher Saint-Michel d’Aiguilhe du Puy-en-Velay ? Vu et revu. Bref, vous connaissez l’Auvergne et ses incontournables sur le bout des doigts ou au contraire vous ne voulez pas faire comme les autres. Vous avez envie de nouvelles expériences, d’insolite. Solène Duclos, alias Solcito, une blogueuse spécialisée dans les voyages, devrait trouver votre bonheur. “Comme tout le monde, je commence par les incontournables pour m’imprégner de la destination, explique la jeune blogueuse. Mais j’ai toujours envie d’aller plus loin surtout quand je retourne quelque part, j’ai envie de voir autre chose, appréhender autrement une ville, la redécouvrir d’une autre manière. Je fouine, pas dans le sens péjoratif, autour des métiers, des activités, des hébergements que je n’ai pas vus ailleurs. Ça m’a toujours fascinée de découvrir les coulisses d’un endroit que l’on connaît tous, voir comment ça fonctionne, découvrir les métiers des autres, visiter autrement les incontournables, et faire des choses insolites”.  

On lui a posé la question pour l’Auvergne et elle nous a déniché trois destinations : le train à vapeur le plus haut de France entre la Haute-Loire et l’Ardèche, dormir dans un buron dans le Cantal, et vivre la vie d’un mineur d'Améthystes dans le Puy-de-Dôme.  

Haute-Loire : prendre de la hauteur dans un train à vapeur  

Attention, pour ce qui suit, il ne faut pas avoir le vertige ! La ligne du Velay express se faufile à travers 4 gares : Raucoules, Tence, Le Chambon-sur-Lignon et Saint-Agrève. Le trajet s’étend sur près de 27 kilomètres. Mais le Velay-Express affronte surtout des rampes de 3 % et des courbes serrées de sa voie, ce qui fait de lui un véritable chemin de fer de montagne. “Il se faufile à plus de 1000 mètres d’altitude, raconte Solène Duclos. Il est à cheval entre la Haute-Loire et l’Ardèche. C’est une expérience en tant que tel et ce n’est pas un TGV des années 2020, c’est un train à vapeur. C’est le genre d’activités que l’on peut faire en famille”.  
Chaque visiteur choisit la gare de départ et la gare d’arrivée. Les tarifs vont de 15,50 euros pour un adulte seul à 74 euros pour une famille (2 adultes et 2 enfants). Le voyage est gratuit pour les enfants de moins de 4 ans. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter le site Internet de l’association.  
La ligne est exploitée par les bénévoles de l’association voies ferrées du Velay. Ils gèrent la maintenance, mais aussi la circulation des trains entre le mois de novembre et le mois d’avril.  

Cantal : dormir dans un buron  

Tous les Auvergnats connaissent les célèbres burons. On les trouve particulièrement dans le Cantal. Si vous vous baladez dans les hauts pâturages, vous en verrez forcément : des petites maisons en pierres couvertes de lauze ou d’ardoises.  

Pour la petite histoire, les burons servaient à fabriquer le fromage. De mai à octobre, une équipe de buronniers partait dans les montagnes, il y avait : un vacher, un berger, un boutiller chargé d’aider le vacher et un pâtre, un adolescent chargé des veaux et de la garde du troupeau. La journée commençait au lever du soleil, aux alentours de 4 h 30. Il y avait deux traites par jour, les vaches étaient ensuite emmenées dans la montagne, les animaux étaient soignés et le lait était transformé. Le travail durait toute la journée jusqu’à 20 h 30, lorsque les vaches étaient parquées. Le travail était difficile et les conditions de vie sommaires. Après avoir connu un apogée aux XVIIIe et XIXe siècles, ils sont laissés à l’abandon et s’effacent progressivement des paysages agricoles après la Seconde Guerre mondiale.  

Aujourd’hui certains leur donnent une seconde vie et proposent de passer une nuit (ou plusieurs) dans ces petites maisons de pierres. C’est d’ailleurs, ce qui a fait séduit notre blogueuse voyageuse, actuellement basée à Bordeaux. “En Gironde, on ne connaît pas les burons. Il n’y en pas partout, explique Solcito. L'insolite, c’est aussi se retrouver seul au monde dans une vie où il y a beaucoup de monde”

Mais attention pour accéder à ces petits coins de paradis, il faut souvent le mériter et faire un peu de randonnée (certaines deux heures). Une véritable balade à travers les paysages, et pâturages du Cantal. “Ce n’est pas un hébergement qu’on a l’habitude de voir, en plus, on est dans des paysages grandioses, une histoire incroyable, c’est un dépaysement”, s’enthousiasme Solène Duclos. Dîner, petit-déjeuner et souvent pas de WI-FI et très peu de réseau téléphonique, c’est une véritable déconnexion du quotidien et reconnexion à la nature.  

Puy-de-Dôme : vis ma vie d'un mineur d'améthystes 

Vous ne le savez peut-être pas l’améthyste, cette pierre de couleur violette est due à une source de radioactivité naturelle et de fer, tous 2 présents dans les granites.Le plus gros producteur dans le monde, c’est le Brésil, mais il existe plusieurs gisements en France et les principaux se trouvent en Auvergne, principalement dans les monts du Livradois.

Solcito propose une activité insolite à Champagnat-le-Jeune, dans le Puy-de-Dôme : se mettre dans la peau d’un mineur d’améthyste. “C’est destiné à tout le monde et ça permet d’être au cœur. On visite d’abord une des galeries et après, on va fouiller nous-mêmes”. Tout est fourni casque, éclairage, outils, marteau-piqueur, etc. L’idée, c’est d’aller creuser en extérieur sous terre, dans l’une des galeries appartenant aux Mines d’améthystes d’Auvergne.  
Attention il n’est pas possible de faire des fouilles pendant l’été. L’activité est sur réservation. Une journée à la mine coûte 100 euros par personne.  

Si vous voulez aller au-delà des frontières de l’Auvergne et découvrir d’autres lieux, activités, ou encore hébergements insolites, Solène Duclos les a répertoriés dans un livre “200 escapades et activités insolites”, édition Larousse. Journaliste voyage depuis 2008, elle y recense par régions les pépites et les curiosités toutes plus réjouissantes et amusantes les unes que les autres que la France recèle. 

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