VIDEO. Puy-de-Dôme : que cherche cet hélicoptère qui survole la Chaîne des Puys ?

Vous l’avez peut-être remarqué : depuis mi-octobre, dans le Puy-de-Dôme, un hélicoptère survole le nord de la Chaîne des Puys, une zone géologiquement très riche. Objectif : scanner les sous-sols jusqu'à 1 km de profondeur pour avoir une analyse précise de l’eau ou la géothermie.

Depuis mi-octobre, un hélicoptère survole la Chaîne des Puys, pour recueillir des données sur les sols du massif.
Depuis mi-octobre, un hélicoptère survole la Chaîne des Puys, pour recueillir des données sur les sols du massif. © D.Cros/FTV
Si vous habitez entre le puy de Dôme, Chatel-Guyon, Riom et Pontaumur (Puy-de-Dôme), vous l’avez peut-être aperçu en levant les yeux au ciel. Un hélicoptère survole le secteur nord de la Chaîne des Puys depuis plusieurs jours, équipé d’une boucle électromagnétique de 20 mètres de diamètre, en fibre de verre et en carbone. Elle est remplie de capteurs qui, par l'envoi d'ondes permettent d'étudier les sous-sols des territoires survolés en combinant plusieurs méthodes. « Ces 3 méthodes vont avoir des utilités différentes : la spectrométrie Gama nous donne une carte en surface de la nature du sol, s’il est plutôt argileux ou plutôt sableux ; l’électromagnétisme et le magnétisme vont nous donner des images plus en profondeur de la structure du sous-sol », explique Anne Raingeard, géophysicienne au BRGM, le bureau de recherches géologiques et minières d'Orléans.

Un périmètre de 250 km² étudié 

Le parcours est strictement défini, le pilote effectue des lignes droites. Du nord au sud, de l'est à l'ouest, il scanne les sous-sols du Massif Central jusqu'à 1 kilomètre de profondeur. Au fil des vols, il va quadriller  250 kilomètres carrés au nord de la Chaîne des Puys. Récoltée en seulement quelques heures cette masse d'informations incroyable permettra de connaître le potentiel du territoire. « L’objectif est d’avoir une meilleure connaissance de ce sous-sol. Cette connaissance géologique va ensuite être un support, une donnée d’entrée pour des questions liées à la ressource en eau, à l’aménagement, au potentiel géothermique et aux risques naturels », affirme Emilie Vanoudheusden, directrice du BRGM de Clermont-Ferrand.

Des données pour étudier les sous-sols

A chaque atterrissage, les relevés sont récupérés et analysés par le BRGM. Ils sont ensuite retranscrits sous forme de graphiques, de cartes en 3 dimensions et de plans : « Par exemple, on peut avoir une carte des concentrations de thorium qui ont été mesurées sur les vols qui ont déjà été effectués. Couplé à la carte de concentration en uranium et en potassium, on pourra définir la nature géologique de très proches surfaces et ainsi étudier si l’on a un sol plus argileux ou plus sableux », précise Anne Raingeard. Toutes ces données seront mises à disposition des scientifiques, à partir de l'été prochain, pour réaliser des études sur les sous-sols.
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