Quelle efficacité pour la police et la gendarmerie en Auvergne-Rhône-Alpes ?

L’ensemble des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes enregistre un taux d'efficacité en baisse pour les forces de l'ordre, selon des chiffres publiés mercredi 11 juillet par le Figaro. / © D. Cros / France 3 Auvergne
L’ensemble des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes enregistre un taux d'efficacité en baisse pour les forces de l'ordre, selon des chiffres publiés mercredi 11 juillet par le Figaro. / © D. Cros / France 3 Auvergne

Des chiffres peu encourageants viennent d’être dévoilés par le Figaro, mercredi 11 juillet, concernant l’efficacité des forces de l’ordre. L’ensemble des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes est concerné, avec des taux d’efficacité en baisse de 10 à 40 %. 

 

Par Marie Besse

Le taux d’efficacité de la police et de la gendarmerie est en baisse depuis cinq ans sur les deux tiers du territoire français, et sur la totalité de la région Auvergne-Rhône-Alpes, selon les chiffres publiés mercredi 11 juillet par nos confrères du Figaro.

La Savoie est le département de la région le plus touché par cette baisse d’efficacité, avec -25,8 % de taux d’élucidation depuis 2012. Le Puy-de-Dôme fait également partie des mauvais élèves, avec une baisse de 21 %, ce qui en fait le cinquième département le moins efficace de France. Le département du Rhône n’est pas non plus épargné : alors que le taux de criminalité augmente de 17 % depuis 2012, le taux de mis en cause (auteurs de crimes et délits, ndlr) a baissé de 21 % également. 

Selon Alain Bauer, professeur de criminologie interrogé par le Figaro, plusieurs facteurs interviennent dans ces chiffres peu encourageants. Tout d’abord, le taux de criminalité serait en forte hausse depuis cinq ans, notamment dans les départements du Cantal et de la Haute-Loire. « La dégradation générale des violences physiques, notamment homicides, se confirme mois après mois » analyse-t-il. 


1,7 million d’affaires non traitées


Pour 2016, les chiffres clés de la justice montrent que 1,7 million d’affaires ont été considérées comme non poursuivables, dont la plupart ont été classées, par défaut d’élucidation. Manque de moyens pour les uns, pas assez de personnel pour les autres, la situation de la police et des gendarmes n’est pas au beau fixe. 

Pour le professeur en criminologie, « la police de sécurité au quotidien (PSQ) est sans doute une bonne idée. Mais elle ne peut fonctionner sans remettre en cause tout le dispositif de police d’Etat. » Et de conclure : « Le temps passe vite, et le ministère de l’intérieur progresse fort lentement. »

 

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